Pipeline en constructionLe pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan a été inauguré en juillet 2006. Il fait de la Turquie  un terminal pétrolier sur la Méditerranée. Il permet à l’Azerbaïdjan de faire transiter son pétrole sans passer par la Russie ou l’Iran. L’afghanistan paraît la seule voie pratiquable pour faire passer le pétrole de la mer caspienne et le gaz naturel turkmène, si l’on veut éviter l’Iran peu docile vis-à-vis des Américains et la Chine au parcours trop long. Ou là encore il y a la Turquie, mais en passant par les terrritoires kurdes.

Pour mémoire, des extraits d’un article de 2005 sur Regierungonline :

« À Tcherepovets, dans le nord de la Russie, les travaux de construction du Gazoduc nord-européen ont commencé. Le ministre fédéral de l’Économie et de la Technologie, Michael Glos, a pris part lui aussi à la cérémonie officielle donnée à l’occasion du premier coup de pioche du chantier. Le pipeline devrait permettre à l’horizon 2010 de livrer en Allemagne du gaz naturel provenant de Sibérie occidentale. Compte tenu de la croissance mondiale des besoins en énergie, ce gazoduc pourra améliorer la sécurité d’approvisionnement en Allemagne et en Europe. […]  La mise en service est prévue pour fin 2010; le premier tube du gazoduc pourra transporter 27,5 milliards de m³ par an. Le projet inclut la possibilité d’ouvrir un deuxième tube, ce qui permettrait de doubler la capacité initiale et de produire ainsi 55 milliards de m³ par an. Le gaz naturel sera extrait dans le gisement de Ioujno-Rouskoïe, en Sibérie occidentale, et transporté via Vyborg vers l’Allemagne. Les partenaires du projet ont fondé le 1er décembre 2005 une coentreprise germano-russe dans laquelle le russe Gazprom détient une part de 51 % tandis que les allemands BASF et E.ON disposent chacun de 24,5 %. Le volume d’investissement total dépasse 4 milliards d’euros. Une décision sera prise ultérieurement en ce qui concerne l’association d’autres partenaires au projet.[…]Le gouvernement polonais était jusqu’à présent sceptique à l’égard du projet car il craignait d’être exclu étant donné que le pipeline relierait directement la Russie à l’Allemagne. Au cours des entretiens, Mme Merkel a souligné que des tiers pourraient participer au projet et elle a assuré que le gouvernement fédéral se mobiliserait pour qu’il soit tenu compte des intérêts de tous les États riverains de la Baltique, tant dans le domaine écologique que dans celui du droit de la mer. »

On se demande parfois si la France a vraiment intérêt à s’opposer à l’entrée de la Turquie dans l’Europe.

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