En tête de la commission des Droits de l'homme de l'ONUCette image qui a été choisie comme symbole par la Commission des Droits de l’homme de l’ONU est assez jolie, mais quand on est une personne chassée on ne peut pas vraiment compter s’installer dans le soleil. Alors, que faire?

Je lis ceci, sur le site de l’ONU, qui fait assez curieux: qui est responsable de la commission en ce moment: un représentant que je suppose officiel du Président soudanais!Voici la citation qui nomme ces responsables de la commission des personnes déplacées dans leur propre pays (créée en 1992):

« Les procédures spéciales de la Commission des droits de l’homme sont en rapport avec des sujets et pays spécifiques. Le titre « Représentant spécial » est utilisé pour ces procédures. Celui-ci a été créé par la Commission en 1992.

  • M. Francis Deng (Soudan), depuis 1992
  • M. Walter Kälin (Suisse), depuis Septembre 2004

A titre d’information, ce rapport fait par M. Francis Deng en 2003, et la réaction du représentant soudanais et du représentant turc

Je me dis parfois qu’entre les Palestiniens et les Israéliens le problème n’est pas qu’une question de négociation d’Etat à Etat, car il y a une question bien concrète, celle de savoir où les gens vont habiter. Les Palestiniens accepteront-ils de se pousser pour faire de la place dans des endroits bien concrets, bien précis, à ceux qui vivent à l’extérieur des « Territoires »? Les Israéliens se sont-ils suffisamment occupé des personnes qu’ils ont déplacées depuis la bande de Gaza?

Je me dis parfois que les choses se seraient passées différemment si dès le début on avait donné lla possibilité de négocier à des vieilles familles réellement installées depuis très très longtemps dans ce qu’on appelait alors la Palestine (c’est-à-dire le pays des Juifs…qu’on appelait les Palestiniens quand ils vivaient là) – et combien de ces vieilles familles très anciennement là ont compris à la fois des Juifs et des Arabes, chrétiens ou musulmans, et encore d’autres personnes, Yeménites, Persans, Ethiopiens, Russes, etc.? Ces gens aujourd’hui encore ne sont pas assez pris en considération, je crois, alors que leur autorité morale davantage reconnue ferait passer plus facilement des compromis, mieux pensés entre gens qui se sentent mieux compris, sur ces gestions bien réelles de territoires privés, familiaux notamment, mais il faut aussi penser qu’aujourd’hui les individus sans famille doivent être aidés, après ce XXe siècle où des centaines de millions de personnes ont été déplacées de force ou par la force des choses.

Il ne s’agit pas de minimiser la souffrance de qui que ce soit en disant « Il y en a des centaines de millions comme toi ». Il s’agit de faire du XXIe siècle un siècle du replacement. La réparation c’est faire que personne ne se dise: je suis de trop sur cette terre il n’y a de place pour moi nulle part. Je dis cela parce que moi même je suis un peu dans ce cas, sans avoir vécu pourtant de grande misère, et j’ai souvent ce sentiment que peut-être il n’y a de place pour moi nulle part. On nous parle sans cesse de détruire l’Etat providence mais nous aurions bien besoin encore d’une humanité-providence qui puisse dire fièrement un jour à tout être humain: tu vois, nous avons réparé les siècles précédents et aujourd’hui chacun sait qu’il a une place pour lui, ou peut-être même plusieurs, dans ce monde.

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