Un très grand curé venu pour le PapeIl faut parfois penser que les structures d’un Parti ont une influence sur le type de doctrine politique que ce parti va professer, et aident à savoir à qui il va servir. La Parti socialiste avec sa structure en sections, fédérations et organisation nationale avec une direction et des Congrès, dispose de courants qui discutent librement et auxquels on peut appartenir sans que cela détruise toute perspective de carrière. Certains voudraient supprimer les courants, en pensant être plus efficaces ainsi. Outre que la démocratie y perdrait, surtout si tout devient axé sur l’élection présidentielle et si les élus sont considérés comme des trouble-fête par leur notabilité et leur compétence, susceptibles de faire de l’ombre à « la » candidate à la présidentielle , candidate à vie pourquoi pas, l’absence de courants ferait perdre sa vitalité à la vie politique et aux débats qui ne seraient plus de réels débats. Voici l’analyse que fait un Belge des défauts de son propre parti socialiste, et l’on voit à quoi conduit l’absence de courants :

« Il faut sauver le Parti socialiste »

Pour voir les stratégies en cours qui visent à favoriser un petit bloc de notables, à ce qu’ils croient, mais qui surtout risque de le faire dériver vers un parti autocrate: voir ici « Le Parti de Ségolène »

Faut-il réduire ce grand parti de gauche à n’être plus qu’un parti de « supporters » à l’Américaine, et de pom pom girls? Que deviendra alors son lien avec les syndicats ? va-t-il plutôt les combattre, combattre tout ce qui dépasse comme personnalités, notables, élus qui pourraient faire que ne se détache pas assez l’Unique, à savoir le ou la candidat(e) à vie aux présidentielles? Personne ou presque, une fois au fait du danger de certaines évolutions et ambitions, ne souscrira parmi les membres du Parti socialiste, et les élus socialistes, à un tel « logiciel », avec gros bug. La base elle-même n’a rien à y gagner, sauf à accepter d’être des valets de valets de valets…

 

Laisser un commentaire