Voici un texte qui constituera peut-être un espoir pour les femmes dans le contexte actuel de réaction aux droits qu’elles se sont vu reconnaître, en particulier le droit à être traitées en égales et respectées en ce sens. Ceci n’est qu’un extrait de la fatwa dont vous pouvez lire l’intégralité en français.

Mohammad Hussein Fadlallah (arabe : محمد حسين فضل الله) est un religieux libanais, chiite qui est souvent considéré comme le chef spirituel du Hezbollah. Mais pour le Hezbollah leur chef spirituel est l’ayatollah Ali Khamenei. Ce n’est pas un tendre ordinairement, et on a souvent tenté de l’éliminer. On peut toujours rêver qu’au moins il contribue à ce que dans les milieux les plus extrémistes la violence faite aux femmes diminue et la législation aussi.

Fadlallah est né dans la ville de Nadjaf en Irak.

« […]Cinquièmement : L’Islam considère la femme -dans le cadre du mariage- en tant qu’être juridique indépendant par rapport à l’homme du point de vue financier. L’époux n’a pas le droit de s’emparer de ses biens personnels ni d’intervenir dans son commerce ou dans ses intérêts qui ne le concernent pas en tant qu’époux, ou qui ne concernent pas la famille dont la gestion relève de ses responsabilités.

 

Sixièmement : L’Islam n’autorise l’homme d’exercer aucune forme de violence contre la femme. Il n’a pas le droit d’attenter à ses droits légaux qu’il doit respecter conformément au contrat de mariage, ni de la chasser de la maison, ni de l’insulter, de l’injurier ou de lui adresser des paroles dures. Cela constitue un péché pour lequel l’homme sera châtié par Dieu et poursuivi par la loi islamique.

 

Septièmement : Si l’homme exerce la violence physique contre la femme et que celle-ci se voit incapable de se défendre par un moyen autre que de lui rendre la pareille, cela lui est licite en tant que juste défense. Si l’homme exerce la violence juridique contre la femme en la frustrant de certains de ses droits conjugaux comme les dépenses ou la vie sexuelle, il est en son pouvoir de renoncer à ses obligations envers lui qui sont fixées par le contrat de mariage.

 

Huitièmement : L’Islam affirme que nul n’a de l’autorité sur la femme du moment qu’elle est pubère, adulte et autonome pour ce qui est de la gestion de ses propres affaires. Nul n’a le droit de lui imposer un mari qu’elle ne désire pas. Tout contrat de mariage doit être consenti par la femme. Sinon il est illégal et sans effets. […] »

 

Pour la façon dont une Fatwa est décidée voici ce que dit un site situé en Angleterre:

« En émettant une fatwa, les points suivants doivent être observés :

  1. Les sources de législation islamiques qui sont reconnues par la majorité de la ouma et qui sont : le Coran, la Souna, le Consensus (ijma’) et l’analogie (qiyas).
  2. Les autres sources de législation qui ne sont pas reconnus entièrement, telles la préférence (Istihsan), l’intérêt public (Maslaha Mursala), la prévention de l’inconvénient (Sad al-Tharai), la relativité (Istihsab), tradition ou coutume (Ourf), l’école des Compagnons (Mathab Sahabi) et la législation de ceux qui nous ont précédé (Shar’u man Qablana), la prise en compte des conditions nécessaires et des règles établies par le savants, particulièrement si l’intérêt de la Oumma peut être réalisé en prenant compte de ces sources

La méthodologie du CEFR se base sur :

  1. Les quatre écoles de jurisprudence (mathahib) ainsi que d’autres écoles de Juristes sont considérées comme étant une ressource d’une richesse immense, à partir desquelles est puisé tout ce qui est
  2. En émettant une fatwa, le Conseil doit privilégier les preuves les plus tangibles et doit se référer aux sources autorisées et accréditées ; de plus, il doit être parfaitement informé de la situation actuelle et doit donner un avis qui ne crée ni gêne ni difficulté.
  3. Les buts et les objectifs de la Charia doivent être pris en considération, tandis que les tromperies et les solutions déviées qui contredisent les buts de la Charia doivent être évités dans tous les cas.

Les manières d’émettre une fatwa

Les fatwas et les résolutions sont émises au nom du Conseil, lors des sessions ordinaires ou d’urgence, soit par consensus ou par majorité absolue. Un membre qui aurait des objections ou des réserves quant à la fatwa émise, a le droit de documenter sa réserve, selon une pratique coutumière dans les conseils jurisprudentiels. »

Le CEFR c’est le « Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche ». Il n’est pas sûr bien évidemment que tout sunnite et tout chiite soit d’accord avec ce genre de principes.

Une réponse

  1. Avatar de stalinien
    stalinien

    http://www.invisiblesurfing.com/surf.php?q=aHR0cDovL3Zoby5vcmcvYWFhcmdoL2ZyYW4vbGl2cmVzLy4uL2xpdnJlczcvdmljdG9pcmVoZXpiLnBkZg%3D%3D Comment le Hezbollah a-t-il vaincu Israël ? Dès le début du conflit et jusqu’à ses dernières opérations, les commandants du Hezbollah ont réussi à pénétrer le cycle de prise de décision stratégique et tactique d’Israël, grâce à un ensemble d’opérations de renseignement, d’opérations militaire et d’opérations politiques, avec pour résultat le fait que le Hezbollah a enregistré une victoire décisive et complète dans sa guerre contre Israël.Le creusement des dépôts d’armes, au cours des années précédentes, s’était accompagné d’un programme d’installation de leurres, certains bunkers étant construits à l’air libre, à la vue des observations des drones israéliens et au vu et au su de civils libanais fortement liés aux Israéliens. A de rares exceptions près, ces bunkers étaient des leurres. La construction des véritables bunkers se poursuivait,sur ces entrefaites, dans des zones interdites à la population libanaise. Les bunkers de commandement et d’entreposage d’armes les plus importants étaient creusés à l’intérieur des collines rocheuses du Liban, à un profondeur atteignant jusqu’à quarante mètres. Près de 600 bunkers d’entreposage d’armes et de munitions furent ainsi creusés en des positions stratégiques au Sud de la rivière Litani. « Israël a perdu la guerre durant les trois premiers jours », a dit un expert militaire états-unien. « Si vous êtes confronté à ce type de surprise et que vous disposez de ce niveau de puissance de feu, vous avez intérêt à gagner ! Sinon, vous êtes cuits, et durablement. » De nombreux hommes de la Brigade Nasr avaient passé des jours interminables à attendre l’assaut israélien et, grâce à l’aptitude du Hezbollah à intercepter les communications militaires israéliennes, les soldats israéliens se sont cassé les dents contre des unités hezbollahies puissamment retranchées. La tactique du Hezbollah n’était pas sans rappeler celle de l’armée nordvietnamienne durant les premiers jours du conflit vietnamien – époque où les commandants de l’armée nord-vietnamienne dirent à leurs hommes qu’ils devaient « éviter les bombes », puis se battre contre les Américains au cours d’engagements menés par de petites unités. « Vous devez les attraper par la boucle de leur ceinture », avait dit un commandant vietnamien afin de faire comprendre en quoi consistait cette tactique. De surcroît, et de manière encore plus significative, les combattants du Hezbollah ont apporté la démonstration qu’ils étaient dévoués et disciplinés. En utilisant leurs atouts en matière de renseignement pour clouer sur place les incursions de l’infanterie israélienne, ils ont prouvé qu’ils étaient les égaux des combattants des meilleurs unités israéliennes. Dans certains cas, des unités israéliennes ont été vaincues sur le champ de bataille, et contraintes à des retraits soudains ou contraints à recourir à une couverture aérienne pour sauver certains de leurs éléments d’un débordement inéluctable. La robuste défense du Hezbollah infligeait également un lourd tribu aux blindés israéliens. Israël ayant finalement accepté un cessez-le-feu et commencé à se retirer de la zone frontalière, il abandonna derrière lui sur le terrain quarante véhicules blindés, presque tous détruits par des missiles anti-tanks AT-3 « Sagger », utilisés avec une grande expertise – il s’agit du nom utilisé par l’Otan pour désigner un missile de fabrication russe, lancé depuis un véhicule ou portable, guidé par fil, le 9M14 Malyutka de deuxième génération (Malyutka signifiant « Petit Bébé »…) Atteignant des cibles se situant jusqu’à une distance de trois kilomètres, le Sagger (le Malyutka) s’est avéré extrêmement efficace dans l’élimination des tanks israéliens, et cela n’a sans doute pas manqué de donner des sueurs froides aux commandants des blindés israéliens, dans une grande mesure parce que le missile Sagger mis en oeuvre par le Hezbollah est une version ancienne (mise au point et diffusée en 1973) d’une version plus moderne, encore plus aisée à dissimuler et à déployer, et porteur d’une tête explosive plus importante. Si l’armée israélienne n’a pas été capable de protéger ses blindés contre la version de « deuxième génération » 1973, ses commandants doivent aujourd’hui se demander comment ils pourront se protéger contre une version plus moderne, encore plus sophistiquée et létale… Au lendemain du conflit entre Israël et le Hezbollah, un sondage d’opinion a été effectué en Egypte : on a demandé à un échantillon représentatif de la population égyptienne de citer les deux dirigeants politiques les plus admirés. Un nombre écrasant d’Egyptiens a cité Hassan Nasrallah, le président iranien Mahmud Ahmadinejad arrivant immédiatement après…

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