C’est une erreur historique d’écrire, comme dans un article d’aujourd’hui sur aol: « la création d’Israël en 1948 sur trois quarts de la Palestine historique. » En effet il n’y avait pas de Palestine historique, il y avait des territoires de différents empires coloniaux, aux frontières fluctuantes, et les seuls « Palestiniens », ceux qu’on désignait ainsi, c’étaient les Juifs. Quand le 5 juin 1968 Robert Kennedy est assassiné, tous les journaux, par exemple le Figaro du 6 juin 1968, disent qu’il a été assassiné par un « Jordanien », personne ne dit qu’il a été assassiné par un « Palestinien » originaire de Jérusalem. Le premier ministre jordanien de l’époque dit « Aucun citoyen jordanien ne porte le nom de Sirhan Sirhan » et que même s’il avait été un citoyen jordanien « le gouvernement et le peuple jordaniens n’ont rien à voir dans cet attentat », façon de mettre à distance ceux qu’on appelle couramment aujourd’hui Palestiniens par rapport à l’identité jordanienne. Israël est issu d’une lutte de décolonisation faite par les Juifs contre les Anglais, dernier venu de toute une histoire de colonisation d’un peuple, le peuple juif. Nos jeunes ne s’en rendent pas compte aujourd’hui parce que dans notre pays, la France, les Juifs sont des citoyens comme les autres qui ne souffrent à peu près plus de discrimination dans l’embauche, le logement, l’éducation et surtout la citoyenneté. Mais c’est très récent. Revenons sur l’assassinat de Robert Kennedy : voici un extrait d’une dépêche de l’AFP dans le Figaro du 6 juin 1968 p.4 à laquelle le Figaro donne ce titre : « Il avait immigré aux Etats-Unis en 1957 et avait milité dans les organisations arabes » : « Un entraîneur de chevaux de course de la région de Los Angeles, M. John Shear, pour qui l’auteur de l’attentat a travaillé il y a quatre ans, a rapporté que Sirhan s’emportait dès que des troubles se produisaient au Moyen-Orient. « Chaque fois qu’il y avait des incidents entre Israël et la Jordanie, a-t-il dit, Sirhan était hors de lui-même. Il était profondément pro-jordanien et anti-israélien. » » Or dans un article à la même page du Figaro, de Leo Sauvage, intitulé : « Le meurtrier – un jordanien de 24 ans – Sirhan Sirhan, aurait déclaré : « Je l’ai fait pour mon pays » », on lit : « L’homme pouvait avoir un motif, car Robert F. Kennedy s’est prononcé récemment, en termes particulièrement catégoriques, pour l’aide américaine à Israël. » Cet article termine en mettant fortement en doute la thèse de l’attorney général qui prétend qu’il s’agit de l’acte isolé d’un homme et qu’ « il n’existe pas de preuve de conspiration ». La phrase exacte de Robert Kennedy rapportée dans la dépêche de l’AFP était : « Je pense que nous avons des engagements à travers le monde et je pense que nous avons un engagement envers Israël, par exemple, et que nous devons le tenir. »
Une réponse
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vive Obama!!!!!!!
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