Je papote donc j'existe« « Il est difficile de justifier son existence par l’inaction », persifle le diplomate français. »C’est ce qu’on peut lire dans un article sur la crise de l’Union européenne après le non irlandais, paru sur AOL le 19 juin 2008. Références de l’article : http://actualite.aol.fr/ue-sommet-europeen-de-crise-a/article/2008061904582472815108  Voilà qui donne à réfléchir. A-t-on besoin de justifier son existence ?L’action est-elle le seul moyen de justifier son existence ?Pourrait-on dire que les missiles nucléaires ne voient pas leur existence justifiée tant qu’ils ne passent pas à l’action ?Un homme politique doit-il « bosser » en continu pour justifier son existence ? Où ne doit-il pas être surtout simplement présent, la plupart du temps ?

Par exemple, une tendance dans les institutions est de justifier leur existence par la ponte de nouveaux textes réglementaires. Au risque de paralyser toute liberté et d’arriver à des aberrations. On peut dire qu’une instance juridique est utile même si elle ne fait rien la plupart du temps, car plus son système juridique déjà élaboré a été savant et bien pensé, moins elle a besoin d’intervenir de nouveau.

Descartes le dit à juste raison, c’est sur le socle de la pensée et non du travail que se bâtit l’humanité libre et égalitaire, et la science des Lumières. Le travail, c’est bien souvent l’aliénation: on vous demande de justifier votre existence, alors que le moyen qu’on vous impose est aliénation, c’est-à-dire réduction à n’être qu’un objet ou un outil pour l’autre.

Donc j’existe aussi et surtout comme homme, et comme femme, de ne pas agir, mais de penser, d’écouter, et de converser simplement.

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