Depuis 1979, la productivité augmente : + 68 %. En même temps, entre 1993 et 2003, en France, les dividendes ont augmenté de 74,8 %,les revenus des non salariés de 39 %, ceux des salariés de 8 % alors que le RMI a augmenté de 3 %.

La dette publique est passée en 2007 à presque 70% du PIB: évaluée au 3e trimestre 2007 à 1218 milliards d’euros. Or selon le Traité de Maastricht le  déficit public doit être inférieur à 3% et la dette publique inférieure à 60% du PIB.

La dette française atteint peut-être la limite de l’escroquerie, dans la mesure où le débiteur, ici l’Etat, laisse espérer des productions de richesse, ici par la France, au-delà de ce qui est en fait possible (cf. le « schéma de Ponzi », du nom d’un escroc de Boston en 1920).

                    D’où l’idée de transformer le peuple français en peuple de bagnards.

             On peut voir dans le tableau ci-dessous que contrairement aux allégations maintes fois répétées par la droite française de 1995 à 1997 et depuis 2002 où elle est au pouvoir, elle a fait des dettes au-delà du raisonnable, surfant sur la vague de la mondialisation et de son cortège d’emprunts transnationaux (alors qu’on voit que la gauche au pouvoir de 1997 à 2002 s’est efforcée de ramener à l’horizontale la progression de la dette publique):

Accroissemnt de la dette de la France et pourcentage par rapport au PIB de la France

                    On voit que si au début la droite a bénéficié du dynamisme de l’économie dû à la politique de la gauche au pouvoir autant qu’à la conjonture internationale, la persitance de cette droite au pouvoir a fini par ralentir puis faire stagner la progression du PIB (ligne verte), tandis que la dette continuait à augmenter comme si de rien n’était.

                Face au danger d’un mécontentement croissant seulement un an après les élections présidentielles, le gouvernement et le Président de la République ont décidé que la politique utile pour garder le pouvoir était d’augmenter ce pouvoir en détruisant tous les lieux de pouvoir qui maillent le territoire et la population française. Plus de notables, ni les professeurs, ni les élus, ni les savants, ni même les militaires, tout pour la police, et le peuple français se voit peu à peu revêtu du statut de délinquant en sursis: surveillance des ordinateurs, possiblité de visiter les domiciles sans mandat de perquisition, multiplication des fichages, dont celui de la police qui fiche dans le même fichier victimes et suspects, permis dit « à points », et les chefs d’établissements scolaires confrontés en 2007-2008 au mécontentement des élèves comme des professeurs nous annoncent qu’à la rentrée 2008-2009 le recours à la police ne se fera plus sur la base de la gestion des manifestations mais sur la base des plaintes et donc de la « délinquantification », des élèves comme des professeurs.

               Le Président de la République française a trouvé comment concentrer entre ses mains tous les pouvoirs, sans passer pour un bandit: faire peu à peu de tous les Français des délinquants en sursis, et les faire travailler comme des bagnards, supprimer les ressources humaines de l’armée et utiliser l’espionnage informatique des citoyens piloté par une police omnipotente. Big brother se met en place.

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