Tout peut s\'arranger...J’ai trouvé ce texte sur internet qui m’a amusée à propos des faillites en cours. On nous dit que la législation de la faillite aux Etats-Unis n’est pas la même qu’en France mais on ne nous dit pas ce que dit assez bien cet internaute, que c’est les Français entre autres, l’épargne mondiale, qui vont renflouer le bateau qui plonge là-bas, je veux dire l’économie américaine.

 Voici ma source: La réponse de phildu à la question « Qu’est-ce qui se passe quand une banque tombe en faillite , le 22 janvier 2008

 « La banque qui a émis des prêts douteux (les prêts immobiliers subprime de cet été) se tourne vers la Banque Centrale et lui dit : « prête moi, prête moi encore, j’ai besoin de cash, de billets craquants, sinon mes clients ne pourront plus retirer d’argent, et je devrai mettre la clé sous la porte, je fais faillite ».
Ensuite, de deux choses l’une : soit la banque est petite, soit elle est grosse. Si elle est petite, sa faillite ne menace pas l’ensemble du système financier. Dans ce cas, la Banque Centrale la laisse tomber, et la pauvre petite banque fait faillite, comme ferait faillite n’importe quelle autre entreprise en. Par contre, si la banque est grosse, sa faillite serait dangereuse pour l’ensemble du système. Elle obtient alors de l’argent de la Banque Centrale : « Dans l’affaire Nothern Rock [la banque britannique en faillite], le gouvernement a volé au secours de la banque, assurant que l’Etat britannique garantirait l’épargne des clients. Comme lors de la crise de 1998, où l’on avait volé au secours du fonds LTCM [fonds spéculatif américain], qui avait englouti 110 milliards de dollars… » Ou, pourrait-on ajouter, comme dans le cas du Crédit Lyonnais.
Ce système de sauvetage est nommé le principe du « trop gros pour tomber » (en anglais, too big to fail) : de même qu’une région ne peut se permettre de voir fermer sa seule industrie, un système financier ne peut se permettre de voir fermer l’un de ses acteurs principaux. Ce principe pose un problème politique, celui de « la privatisation des profits et de la mutualisation des pertes ». Autrement dit, dans ce système, les malins, les imprudents, loin d’être punis, sont sauvés. Ils le sont parce que chacun de nous a intérêt à ce qu’ils le soit : chaque Français dont le revenu dépend de l’activité économique avait intérêt à ce que le Crédit Lyonnais soit sauvé, et donc à le payer par ses impôts. Aujourd’hui nous avons sans doute tous aussi intérêt à ce que la crise actuelle aux Etats-Unis soit évitée, et à le payer par les frais que nos banques nous imposeront pour compenser leurs pertes sur le marché immobilier américain. Comme le dit Galbraith, « on absout les banques de tous les péchés. [Mais] c’est nécessaire ».
A cette injustice s’en ajoute une deuxième : ces bulles profitent finalement à la seule économie des Etats-Unis. La forte hausse du cours des actions des entreprises liées à Internet au cours des années 1990 était sans aucun doute une bulle spéculative (elle a éclaté depuis). Mais, au milieu de milliers de projets condamnés à l’échec, des entreprises comme Amazon ou E-Bay ont pu, grâce à la hausse du cours de leurs actions, avoir un accès facile au crédit, et donc se développer avec le succès que l’on sait. Ces entreprises n’ont pas disparu avec l’effondrement du cours de leur action intervenu lors du krach des valeurs technologiques en 1999. De la même façon, les maisons qui ont été construites aux Etats-Unis lors de ces dernières années de crédit facile ne vont pas être détruites, et ce même si les Etats-Unis devaient connaître un krach boursier.
Même si cela est fort désagréable, on est donc forcé de reconnaître que ces bulles successives créent bien de la richesse réelle. Mais ces bulles sont le privilège des Etats-Unis, seul pays à pouvoir se permettre de convoquer l’épargne de la planète aussi facilement. De plus, elles profitent à quelques uns, et entraînent la ruine de milliers de personnes. Enfin, elles mettent en péril la stabilité de l’économie mondiale. Comme le relève Galbraith, « Depuis les années 1990, on est revenu aux années 1920, à la régulation par le marché : on va de bulles en bulles et de krach en krach. » On ne peut que préférer un autre système « où la régulation se ferait au profit des particuliers, des petits consommateurs de produits financiers, et non plus des grands acteurs du marché. ». En attendant, pour les Etats-Unis, le système actuel fonctionne. « 

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