« Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. A l’exception du miel filtré, aucun pollen ou constituant propre au miel ne doit être retiré, sauf si cela est inévitable lors de l’élimination de matières organiques et inorganiques étrangères. » Telle est la définition officielle de la direction française de la concurrence.
On y voit que finalement entre autres la plus grande douceur peut sortir de la transformation des « merdes » qui nous arrivent, comme on dit grossièrement à propos de l’adversité. Que l’année qui vient nous donne des triomphes délicieux sur l’adversité.
Certains proposent des médicaments à base de miel pour soigner l’eczéma, le psoriasis, etc. Voyez plutôt cette publicité médicale américaine: sur la « crème du miel d’apis mellifera ». Or on sait bien aussi combien les contrariétés de la vie aiguisent les douleurs d’eczéma ou de psoriasis. Que l’année qui vient nous laisse la peau douce et joyeuse.
« La pomme: La pomme est le fruit du pommier, qui est un arbre appartenant à la famille des rosacées. Son nom vient du latin populaire « poma« , qui signifie « fruit ». Ce nom a remplacé l’ancienne appellation latine « malum », signifiant « mal », « mauvais ». » Voilà ce que je lis sur un site et qui est faux. En fait si en latin « malum » veut bien dire « le mal », en revanche le mot pour dire « pomme » en latin est « malus, ce qui est très différent et peut venir d’une racine totalement différente. Ce sont les chrétiens qui ont associé ainsi le mal et la pomme, en faisant un jeu de mot à propos de l’arbre de la connaissance dans le jardin d’Eden. Le texte disait qu ‘Eve avait éprouvé du désir pour l’arbre lui-même, qui n’était pas un arbre fruitier lui: elle avait pensé que l’arbre lui-même était bon à manger (Gen. 3,6). D’ailleurs la Septante dit qu’ils ont mangé « le fruit du bois »: « karpon xulou », et la Bible en latin de Saint Jérôme ne parle pas de pomme, mais reprend la version de la Septante et dit : »fructu lignorum », non pas le fruit des arbres, mais le fruit du bois.
Eve eut l’impression de quelque chose de bon « pour la science »: « leaskil », comme le mot « haskala ». Ce quelque chose traité en « fruit », « peri », a été appelé « pomme » par les chrétiens peut-être pour déconsidérer la fête juive de Roch Hachana, et officiellement parce que c’était commode en latin de faire ressortir l’idée de péché par la ressemblance entre l’accusatif (cas-objet) de « malus », « malum », et le mot neutre « malum » (même forme au nominatif et à l’accusatif, cas-sujet et cas-objet). Mais ce n’est pas si sûr que ce soit le mal qu’aient « mangé » ce jour-là les humains : peut-être était-ce le bien, le vrai, le beau, comme l’espérait Eve, mais ce n’est pas en transgressant les interdits les plus sacrés, ou les plus universellement moraux qu’on apprend correctement le bien, le vrai et le beau. Il faut une « éthique de la science ».
Bref, on a raison de manger des pommes trempées dans le miel à Roch Hachana: lisez plutôt ceci:
« La pomme contient une grande variété d’antioxydants qui permettent de prévenir les cancers, en particulier le cancer du poumon, ainsi que les maladies cardiovasculaires. Pour profiter de cet atout de la pomme, il est préférable de la consommer avec sa peau, qui possède davantage de pouvoir antioxydant que sa chair.Des études ont par ailleurs démontré qu’une consommation régulière de pomme pouvait avoir des effets positifs sur les fonctions respiratoires et ainsi prévenir l’asthme.La pomme contient d’importantes quantités de fibres. La moitié de ces fibres sont solubles, en particulier de la pectine. Celle-ci, particulièrement présente dans la peau de la pomme, permet de diminuer le cholestérol, notamment le mauvais cholestérol. Il faut toutefois pour cela consommer deux ou trois pommes par jour. Sa richesse en fibre permet, même avec des quantités moindres, de réguler le transit intestinal.La pomme est riche en vitamines, notamment des vitamines du groupe B et E, ainsi que des vitamines C. Notez que la peau des pommes concentre davantage de vitamines C que sa chair. Cuire la pomme diminue également son apport vitaminique. Elle contient par ailleurs 85 % d’eau, ce qui, en plus de vous rafraîchir et de vous désaltérer, vous apporte de multiples minéraux et oligo-éléments, en particulier du potassium. »
Justement pour les Juifs la pomme (tapoua’h) n’est absolument pas associée au mal. On peut peut être voir dans le mot hébreu une sorte de forme passive de participe associée à « pa’h » qui désigne un récipient. La pomme est ce que l’on reçoit, comme une bénédiction. « Baroukh ata adonai melekh haolam bore peri haetz ». « Beni sois-tu Eternel, roi de l’Univers, qui crées le fruit de l’arbre. » Que la création dans l’année qui vient nous apparaisse dans toute sa splendeur.
Résumons, le miel est bon pour la surface, et la pomme est bonne pour l’intérieur. La pomme trempée dans du miel n’est ici que du bon. Que l’année qui vient nous soit douce.
CHANA TOVA !

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