Entre le droit des riches et le droit des pauvres qui tranchera? Qui peut prétendre qu’il n’est ni riche ni pauvre? Qui d’autre alors? La force? « LA force ne fait pas droit », dit justement Rousseau.
Nos Etats ont des gouvernements qui se vantent de ne rien faire: car ils sont disent-ils libéraux. Même les finances ils ne s’en occupent plus apparemment parce que ce serait faire quelque chose. Maintenant ils décident de dépenser de l’argent pour acheter les junk bonds de la planète, afin que la méfiance retombe sur l’Etat plutôt que sur les banques. On peut supposer que comme en Suède il y a quelques années on va voir les Etats se faire bien pires que les banques pour récupérer de l’argent sur le dos des endettés au lieu de considérer ces dettes comme perdues.
Les pauvres, « ce pelé, ce galeux, d’où viennent tous nos maux. » (La Fontaine) On veut leur faire acheter leur maison parce qu’on se dit qu’un propriétaire, surtout un propriétaire essentiellement couvert de dettes, ça ne risque pas autant de devenir un rouge qu’un pauvre sans dettes, ouvrier ici ou là. L’obsession rampante chez ces vieux qui gouvernent c’est l’anti-communisme. Mais le communisme, avant d’être un Etat devenu paranoïaque à force de voir toute la planète liguée contre lui après 1917, c’est d’abord une noble aspiration à la justice sociale. Qu’enfin les pauvres cessent d’être esclaves en plus de pauvres. Qu’enfin les riches se mettent au travail et sachent ce que c’est que gagner son argent péniblement. Pour qu’enfin tout le monde finisse par chercher sincèrement le bien commun. Le libéralisme militant de certains pays comme l’Angleterre, l’anticommunisme allemand, qui pourtant conduisit un jour à voter pour Hitler, tout cela aboutit toujours au même résultat: toujours plus de gens à la surface du globe qui ont faim, toujours plusde gens aux frontières de pays riches qui cherchent au prix de la mort à entrer. Changeons de système économique mondial.
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