L’enjeu des dernières élections israéliennes, outre les affaires intérieures des Israéliens, n’est pas les Palestiniens, comme on semble le croire en France du moins dans les médias, mais l’Iran. En effet, c’est déjà il y a quelques années que les Israéliens disaient: Il n’y a pas à s’affoler sur le danger que peut représenter l’Iran en matière d’armement nucléaire, il y en a au moins pour sept ans avant que la menace devienne effective. Oui, mais c’était il y a déjà trois ou quatre ans. Et donc aujourd’hui la menace n’est plus qu’à trois ou quatre ans, et donc le futur gouvernement israélien aura un jour ou l’autre à réagir soit dans l’urgence, soit plus tranquillement, au cas où l’Iran persisterait à associer menace raciste d’extermination du peuple juif en tant que peuple juif et peuple israélien et élaboration de tout ce qu’il faut pour faire une bombe et la lancer. Le lancement récent d’une fusée par l’Iran montre bien que la menace progresse par étapes.
Dans le journal Haaretz le général Barak a dit que l’Iran était d’autant plus inquiétant que dès que ce pays aurait l’arme nucléaire il permettrait à une ribambelle de groupes terroristes d’avoir aussi l’arme nucléaire:
« Barak told the top Israel Defense Forces commanders that should Iran achieve nuclear capability, it would enormously strengthen the immunity of groups aided by Tehran and dramatically boost the efforts of enemy regional elements to develop the same capabilities.
« It will be very difficult to stop the trickling if nuclear capabilities, even if primitive, to terrorist organizations, » he said. « We have already received our first sign of such from Pakistan. « »
Un autre article plus ancien nous montre que ce qui se disait sereinement il y a quelques années devient quasiment demain:
« NOTE : L’Iran aura sa bombe en 2010 Par Multipol le lundi 16 juillet 2007, 06:29 –
- Irving LEWIS « […] L’Iran aura sa bombe en 2010. Plus précisément, Téhéran pourrait disposer d’une capacité nucléaire militaire dès mi-2009. C’est en tout cas ce qu’ont révélé récemment des analystes du «Military Intelligence» israélien pour qui le régime islamique parviendrait à surmonter les barrières technologiques lui permettant de fabriquer ses premières armes dans un délai de 6 à 12 mois (1). Il est vrai que les obstacles technologiques à la fabrication d’armes nucléaires sont énormes. La maîtrise du cycle du combustible n’est pas chose aisée et l’Iran continue certainement de rencontrer de nombreuses difficultés dans le fonctionnement des cascades de centrifugeuses destinées à enrichir l’uranium (2). Cependant, il est aussi évident que de nombreuses étapes ont été franchies par Téhéran dans son éventuel quête de l’arme suprême (3). L’aide fournie par le réseau Khan y a été pour beaucoup et le moins qu’on puisse dire est que les différents transferts effectués par le scientifique pakistanais à son premier client permettront à ce dernier d’écourter sa marche vers le nucléaire militaire.
Selon des estimations des services de renseignement américain datant de 2005, Téhéran pourrait disposer d’assez de matières fissiles pour fabriquer sa première arme seulement dans une dizaine d’années, soit courant 2010-2015, compte tenu des difficultés qui résident aussi bien dans les processus de conversion de l’uranium que dans son enrichissement (4). Parallèlement, des études beaucoup plus pessimistes faites par des chercheurs de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres et de l’Institute for Science and International Security (ISIS) de Washington parlaient de 2009-2010.[…] »
Îl se peut donc qu’il y ait une guerre contre l’Iran bien avant la fin du mandat du nouveau premier ministre israélien, si bien sûr l’Iran refuse de renoncer à son programme de bombe nucléaire et/ou au contexte dictatorial et raciste de sa politique. Cette guerre serait menée sans doute par une coalition assez vaste, qui n’inclurait pas forcément Israël, d’autant que ce n’est pas le seul Etat menacé dans la région, et d’ailleurs tous les Etats du monde seraient menacés par un don de la bombe atomique à des groupes terroristes divers de par le monde. Ce serait l’apocalypse de la terreur et quel gouvernement peut accepter cela? Les électeurs iraniens eux-mêmes l’accepteraient-ils si on leur donnait vraiment la parole en précisant les enjeux?
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