Au Sri Lanka Amnesty International semble avoir toujours voulu prendre parti contre le gouvernement du Sri Lanka, et on peut se demander si l’humanitaire façon Amnesty International n’est pas mis au service des extrémistes en l’occurence les Tigres Tamouls. Ainsi, au moment où l’armée du Sri Lanka est en train de rendre complète la défaite des Tigres Tamouls, ce qui n’est pas facile quand on a affaire à des terrorsites qui prennent en otages et comme boucliers humains des dizaines de milliers de personnes, Amnesty International crie: « Il faut une trêve! Il faut une trêve! » Les civils seront beaucoup mieux soignés et pourront enfin circuler librement lorsque la rébellion ne pourra plus les enfermer nulle part.
Voici ce qu’écrit Amnesty International, juste le début, mais l’ensemble de l’article-tract quasiment est contre le gouvernement du Sri Lanka: « Communiqué de presse […]Le gouvernement de Sri Lanka et les Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (LTTE) doivent immédiatement instaurer une trêve humanitaire provisoire et ouvrir des couloirs humanitaires, a déclaré Amnistie internationale ce jeudi 5 février 2009. Plus de 250 000 civils pris au piège dans la région du Vanni pourraient ainsi fuir la guerre qui y sévit ; l’eau, la nourriture et l’aide médicale pourraient parvenir à ceux qui ne peuvent partir.[…] »
Le gouvernement du Sri Lanka vient de refuser une trêve et on le comprend. Il y a des gens qui proposent des trêves uniquement pour éviter une défaite immédiate qui pourtant assurerait enfin la paix non seulement à leurs ennemis, mais aussi à leurs propres troupes et à leurs otages. En un sens il est criminel et irresponsable d’accepter de signer une trêve avec des rebelles très cruels comme les Tigres Tamouls si cette trêve doit empêcher une défaite immédiate et être rompue dès que les rebelles en question auront pu se réarmer suffisamment, à leurs yeux, pour reprendre le terrain perdu ou du moins reprendre les attentats et continuer entretemps à bénéficier d’une zone de non-loi où séquestrer des habitants innocents.
On a l’impression parfois que tout est tenté par les uns ou les autres pour empêcher la fin définitive d’une guerre ou d’une guérilla. A quoi servent les trêves sinon à empêcher les victoires imminentes? Pourquoi aujourd’hui la communauté internationale empêche-t-elle une déclaration officielle de défaite, avec ce que cela veut dire de victoire certes pour l’un des camps, mais aussi avec ce que cela veut dire d’un retour à la paix avec désarmement, et retour au foyer de tous les soldats et milices engagés? Parce que certains Etats considèrent comme de leur intérêt que des guerres se prolongent indéfiniment, comme une sorte d’abcès de fixation des belliqueux de la planète, et ces Etats ne demandent qu’une chose, c’est que l’abcès de fixation soit loin, et qu’il ne risque pas de s’en créer un autre chez eux si la paix était signée: on se dit: s’il n’y a plus de bagarre au Sri Lanka entre terroristes et gouvernement, c’est peut-être en France que les terroristes vont venir créer un nouvel abcès de fixation, contre l’Etat français. Alors on demande une « trêve » dans le seul but que le Sri Lanka reste pour toujours la proie du terrorisme et de la guerre civile contre l’Etat.
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