Certains ignorent qu’à côté d’une extrême-droite à la Le Pen se développe en Europe, venue à l’origine de l’ex-URSS, une extrême-droite rouge-brune se réclamant à la fois de Marx et de julius Evola. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que Hitler se présentait d’abord comme un militant de partis dits « partis ouvriers ».
Cette extrême-droite se cache volontiers, notamment dans ses sites internet ou dans les réunions, sous une façade « républicaine anti-communautariste » et prétend parfois avoir comme amis les chevénementistes. Elle manifeste sur ses sites une vraie obsession des Juifs, utilisant même certains qui se disent « anti-sionistes » pour mieux marteler son message. Elle se déguise en mouvement de « résistance », mais après tout Le Pen avait déjà choisi le nom d’un mouvement de la résistance au nazisme pour sigle de son parti d’extrême-droite.
Il y a ainsi un certain Soral qui fait sur son site de la pub à Alain de Benoist et surtout à Dieudonné, et qui s’exprime sur une radio qui semble d’extrême-droite, Radiobonderanera, ce soir à 23h, et dont le site renvoie notamment à un site (voxnr, qui se présente comme un site de résistants – bien entendu- au « nouvel ordre mondial »: la confusion est savamment entretenue dans les rouges-bruns à la française entre eux et l’extrême-gauche) qui reprend une foule d’articles faisant l’éloge de Julius Evola, le militant fasciste bien connu.
Je lis par exemple ceci sur le site egoblog.net
« Dérive rouge/brun d’Etienne Chouard ?
Posté par Tristan le 19 December, 2007
Etienne Chouard, héros du non au (mini) Traité européen, semble s’égarer.
Je découvre avec une certaine stupéfaction qu’il apprécie et relaie une vidéo où le conspirationniste Thierry Meyssan, mille fois discrédité pour ses théories ubuesques sur les attentats du 11 septembre, est interviewé par le pro-FN/Dieudo, anarchiste d’extrême droite, xénophobe, misogyne et homophobe, Alain Soral.
Comme quoi à trop épouser le discours anti-élite, anti-”establishment”, anti “média officiels”, anti “pensée unique”, anti-parlementaire, on en vient à se paumer dans des marécages idéologiques nauséeux…
Erreur de parcours ou évolution naturelle ?
« Thierry Meyssan interrogé par Alain Soral »
http://www.dailymotion.com/video/x3ol2v_thierry-meyssan-par-alain-soral-par_politics«
Je propose de lire avec un esprit circonspect et une pince à linge sur le nez un article très complaisant sur ce fasciste notoire, Evola, qui montre bien comment encore et même de plus en plus aujourd’hui les islamistes les plus fascisants se réclament de Julius Evola (et ils se réclament aussi de son maître à penser René Guénon).
Sur René Guénon on fait souvent comme s’il avait été un franc maçon archi-glorifié et reconnu mais il n’a fait qu’un bref passage en franc-maçonnerie car il a été presque tout de suite exclu par les francs-maçons de toute loge.
Certains voient dans René Guénon ce qui leur ressemble et ne savent pas autre chose, ils sélectionnent ce qui les intéresse . Ainsi, certains ne voient en René Guénon que le saint soufi et ignorent le reste. Cependant, je dois dire que dans le monde de l’Islam bien des adeptes de René Guénon sont d’extrême-droite, très proches des « Frères musulmans ». Mais pas tous bien sûr. Il y a aussi en France des gens très bien intentionnés qui sélectionnent telle ou telle page de Guénon qui les intéresse, notamment par esprit mystique. Mais voici un extrait d’un article pris sur un site qui d’ailleurs trouve très bien que Guénon et Evola aient évolué dans les cercles fascistes.http://er-aquitaine.hautetfort.com/archive/2010/01/27/un-temoin-de-la-tradition-rene-guenon.html« René Guénon n’eut jamais d’activité politique, bien qu’évoluant dans des milieux parisiens d’Action française, car il estimait qu’«il n’y a, à l’époque contemporaine, aucun mouvement méritant qu’on y adhère».
Pour lui, nous sommes à la fin d’un cycle, le Kalî-Yuga ou «Age sombre» prévu par les anciens textes hindous, mais aussi annoncé par d’autres traditions -que l’on songe à «l’Age de fer» d’Hésiode-. Son interprétation du cours de l’Histoire dans un sens involutif, résolument antimarxiste et antiprogressiste, repose sur l’idée de «régression des castes» : à une société gouvernée dans des temps quasi-mythiques, par des Rois sacrés de droit divin issus de la première caste, succède le règne de la caste guerrière, de monarques de type laïc, chefs militaires ou seigneurs de justice temporels, qui s’achève en Europe avec le déclin des grandes monarchies, puis vient le gouvernement du tiers-Etat, de la bourgeoisie, l’aristocratie cédant le pas à la ploutocratie, enfin, c’est l’émergence de la dernière caste, de la classe ouvrière, qui trouve sa conclusion logique dans le communisme et le soviétisme.
Cette idée de régression des castes sera reprise par Julius Evola dans son maître-livre Révolte contre le monde moderne, publié en 1934. Guénon consentira d’ailleurs à la publication de ses écrits dans la page culturelle dirigée par Evola, de 1934 à 1943, dans le quotidien Il Regime Fascista.. »
A propos de René Guénon on nous signale ce livre qui vient de sortir:
« Communiqué de presse des Editions maçonniques de France Edimaf
«Contre Guénon !»
Jean van Win
295 pages
Format : 120 x 187 mm
Disponible en librairie et sur WWAOW.com
Prix : 20 euros
ISBN : 978-2-8743-0102-5
A la poursuite des mythes qui défigurent la francmaçonnerie,
Jean van Win s’en prend cette fois à l’oeuvre
de René Guénon. Après avoir retracé les relations
séculaires unissant Orient et Occident, l’auteur analyse
non seulement l’oeuvre de René Guénon, épiphénomène de ces échanges, mais aussi nombre
d’ouvrages qui lui sont nettement hostiles.
Il met en évidence le rôle déterminant qu’ont joué une série de précurseurs dont l’inspiration
irrationnelle et l’influence maléfique de certains composent « l’air du temps » : le Groupe
Thulé, l’Action Française, Léon Daudet, Jacques Bainville, Charles Maurras, Joseph
Arthur de Gobineau, Adolf Hitler, Max Müller, Helena Blavatsky, Louis Jacolliot, Saint-
Yves d’Alveydre, Payou de Pouvourville dit Matgioï, Alexandra David-Néel, Ferdynand
Ossendowski, Arturo Reghini, Oswald Spengler, et, last but not least, l’ami très cher de
Guénon, qui se proclamait plus nazi que Hitler, jugé trop mou : Julius Evola !
Jean van Win fustige les qualifications physiques et « supra rationnelles » outrageantes,
imposées par « le Penseur » aux candidats Maçons, de même que les grands mépris de
Guénon, portant sur l’histoire, la philosophie, la science et la Renaissance ; il dénonce ses
douteuses fascinations pour la droite extrême, le moyen âge théocratique, l’Eglise romaine et
une « maçonnerie opérative » totalement imaginaire.
L’auteur montre que l’oeuvre de René Guénon procède d’une psychologie maladive, marquée
dès l’enfance par le culte de l’immobilisme et la hantise de tout changement, le tout étant
exprimé en un discours cohérent, sentencieux, péremptoire et dogmatique.
L’ouvrage fait suite à « Léopold 1er, le roi franc-maçon » et à « Bruxelles Maçonnique »,
du même auteur chez le même éditeur. Il est préfacé par Charles Porset, Grand Chancelier du
Ve Ordre du Grand Chapitre Général-Rite Français du Grand Orient de France.
Contact : le sujet de ce livre retient votre attention ? Vous souhaitez y consacrer un article
ou le présenter lors d’une émission ? Vous souhaitez interviewer l’auteur ?
Merci de contacter Martine Baurain au 00 32 (0) 486 39 79 23 ou martine.baurain@skynet.be. »
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