On nous annonce aujourd’hui que le Mexique serait frappé par une peste porcine et que déjà au moins vingt humains seraient morts, on nous dit aussi qu’elle se communique d’homme à homme. Or si l’on veut bien se renseigner sur la peste porcine on lit ceci :
« La peste porcine est une maladie virale qui sévit chez les porcs. Il existe deux sortes de peste porcine, la classique et l’africaine, ces deux formes étant semblables pour ce qui est des symptômes bien qu’elles soient provoquées par des virus différents. Les deux types sont très contagieux et provoquent une mortalité et une perte de production importantes chez les porcs dans les exploitations touchées. La maladie n’est pas dangereuse pour l’homme. »
En revanche il y a bien une autre peste, la peste tout court, dont la forme la plus dangereuse et rapide est la forme pulmonaire, qui se transmet non par la puce du rat mais directement par la respiration humaine. D’où l’intérêt comme on le fait aussitôt au Mexique de faire porter aux gens un masque partout.
Quand on connaît le chiffre colossal de la population de Mexico on ne peut que s’inquiéter quand on lit ceci sur le site de Wikipedia à l’article « peste » : la peste pneumonique ou pulmonaire survient lorsque le bacille pénètre directement dans l’organisme par les poumons (et non par la peau, après une piqûre de puce). Les humains sont contaminés par les projections d’expectorations purulentes et microscopiques contenant le germe. Après une incubation de quelques heures, s’installe une pneumopathie aiguë sévère avec état septique. Même avec un traitement antibiotique approprié, cette forme de peste est souvent mortelle en quelques jours par œdème pulmonaire aigu et défaillance respiratoire. »
Je lis sur le site de l’Institut Pasteur : » En l’absence d’un traitement précoce et approprié, la peste pulmonaire est systématiquement mortelle en 3 jours.
Traitements
La streptomycine, le chloramphenicol et les tétracyclines sont les antibiotiques de référence pour le traitement de la peste. Ce sont des antibiotiques parfaitement efficaces s’ils sont administrés à temps. Bien que le recul soit encore insuffisant, les fluoroquinolones semblent représenter une alternative tout à fait adaptée et efficace aux traitements précédents.
Les mesures prophylactiques
La chimioprophylaxie au moyen de tétracyclines ou de sulfamides, administrée précocement, est en général d’une très bonne efficacité pour l’entourage immédiat des sujets atteints de peste.
A l’Institut Pasteur
L’Unité des Yersiniaétudie les facteurs de pathogénicité, l’évolution et la résistance aux antibiotiques de ce genre bactérien. Elle effectue des analyses de génomique fonctionnelle et de physiopathologie comparative, développe des méthodes moléculaires de typage, et a entrepris la mise au point d’un vaccin »
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