M. Darcos prône la manière forte, fouilles au corps, punitions des parents, les petits pauvres n’ont qu’à bien se tenir! Il va pouvoir prendre des recettes aux écoles catholiques qui ont martyrisé de 1930 à 1990 les petits pauvres en Irlande, selon un rapport de 2600 pages qui vient de sortir, et qui concerne 30000 enfants. Les pressions de l’église ont fait qu’aucun nom de coupable d’abus sexuels et de tortures n’apparaît dans ce rapport.
Voilà ce que nous propose M. Darcos, et puis voilà les recettes proches du nazisme qui ont été appliquées dans ces écoles aux petits pauvres. Extrait d’un article d’AOL du 21 mai 2009:
« Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés « les moyens juridiques et matériels d’agir », en leur octroyant « le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes ». En outre, en ce qui concerne les parents qui ont « démissionné » face à leurs enfants, M. Darcos estime « qu’il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute ». »
Et maintenant voici entre autres ce que dit l’article de Sarah Lyall dans le New York TImes daté du 20 mai 2009 : il paraît que les écoles où étaient les petits pauvres s’appellent en anglais des « reformatories ». 30 000 enfants ont été torturés et menacés et violés et soumis au bagne et aucun nom de coupable ne figure dans le rapport à cause de pressions de l’église catholique. Celle-ci dit que « tout ça c’est du passé ». Hitler et toute sa clique, mis en procès, auraient pu dire ça aussi! Justement, les tortures ne sont pas très loin de l’imagination SS. Voici ce que dit le journal, d’après le rapport: Les enfants étaient boxés, fouettés, subissaient des assauts sexuels et des attaques corporelles, on leur rasait la tête, on leur battait la plante des pieds, on les brûlait, on les poignardait, on les ébouillantait, on les dénudait pour les frapper, on les faisait s’agenouiller ou rester debout en les faisant rester immobiles pendant très longtemps, on les faisait dormir dehors toute la nuit, on leur faisait prendre des bains et des douches forcés très froids ou excessivement chauds, on les jetait à terre avec des tuyaux d’arrosage avant de les battre, on les pendait par les pieds puis on les battait, on faisait charger des chiens contre eux, on les faisait violer en groupe, on leur jetait des objets. Des petites filles de 7 ans travaillaient sept heures par jour à faire des rosaires (comme c’est charmant, des rosaires, vous en avez peut-être chez vous…), bien plus encore les dimanches, chez ces bons catholiques…
Non, ce n’est pas du passé, il y a encore beaucoup de ces enfants qui vivent et souffrent, alors que certains de leurs tortionnaires catholiques sont encore en vie aussi et bien tranquilles grâce à la protection que leur assure l’église, toujours prête à protéger les criminels et à mépriser les honnêtes gens.
Ajoutons pour finir que ces écoles se sont acharné à effacer même le nom de ces enfants: le rapport explique que ces enfants ont dit qu’ils n’ont su leur identité que des dizaines d’années plus tard. Souvent on les avait arrachés à leurs parents sans le consentement de ceux-ci. Et ces parents avait souvent essayé de longues années sans succès de demander à l’Etat de leur rendre leurs enfants.
Alors M. Darcos, est-ce l’école que vous voulez ressusciter? Pour les pauvres?
Non au retour de l’école catholique sadique pour les petits pauvres!
Un site s’occupe de traquer les abus sexuels dans l’Eglise, il s’agit de bishopaccountability.org
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