« Les sites proches des réformateurs, de Mirhossein Moussavi et de Mehdi Karoubi ont été filtrés par l’Etat. C’est le cas de http://www.entekhab.ir/, inaccessible depuis le 11 juin. Le 12 juin, le site http://www.ayandenews.com/ a été fermé sur ordre du procureur de Téhéran et la police a perquisitionné le siège du site. Les autorités ont également fermé Moj Sevom (« Troisième vague ») http://www.mowj.ir sur lequel on pouvait regarder la télévision par Internet diffusé depuis le QG de campagne de Moussavi.

Norooznews http://norooznews.ir, site d’informations d’un parti réformateur, le Parti de la participation islamique (pro-Moussavi), et http://www.ghalamsima.com/ qui soutient la campagne de Moussavi ont également été bloqués.

Le 12 juin, deux femmes journalistes rattachées au QG de Moussavi ont été agressées. »

Propos de Reporters sans frontière

Il faut voir que le Président Ahmadinedjad est redouté même des Ayatollahs, dont il s’efforce peu à peu de grignoter le pouvoir, en particulier en faisant pression sur le conseil chargé entre autres d’ »élire » le « Guide suprême de la révolution islamique », jsuqu’ici premier détenteur du pouvoir car il peut refuser des candidats aux élections, mettre en prison qui il veut, casser les lois qu’il veut et les élections qu’il veut. Ce que voudrait faire aussi librement Ahmadinedjad. Il y a donc pire en Iran que la situation actuelle, et la dictature risque de devenir bien pire qu’aujourd’hui, en devenant une dictature à une tête un peu folle,  ou un conflit ouvert entre deux dictateurs en place, le Président et le Guide suprême.

En censurant internet, le gouvernemnt en place s’efforce d’empêcher toute communication entre ses adversaires et toute organisation d’une résistance même pacifique. Et en cela il pousse à ce qu’il prétend éviter, la guerre civile, les attentats, etc. Il est dangereux de désespérer une jeunesse avide de liberté, de promotion sociale et culturelle notamment par les études universitaires. Quand s’ajoute à cela une politique économique désastreuse accompagnée de déclarations fracassantes sur les dépenses d’Etat en matière d’armement et de préparatifs au moins verbaux à un conflit militaire avec des Etats de la région, même si les gens ont peur d’Ahmadinedjad ils vont finir par avoir encore plus peur de son maintien au pouvoir.

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