s7301173.1247091474.JPGPhoto du Premier ministre d’Israêl Benyamin Netanyahu avec l’ambassadeur d’ISraël en France lors d’une rencontre au Bois de Boulogne, mardi 24 juin 2009, avec des représentants d’associations françaises et des responsables politiques et religieux.

Israël mène son bonhomme de chemin avec sa nouvelle direction vers toujours plus de personnes convaincues de la nécessité de deux Etats vivant côte à côte, l’Etat israélien et l’Etat palestinien. Le Premier ministre Netanyahu a obtenu sans problème du Likoud qu’il accepte l’idée de deux Etats, en insistant il est vrai sur la démilitarisation de l’Etat palestinien. Il a obtenu des Américains qu’ils aient une position moins intransigeante sur les constructions juives dans les territoires, par l’intermédiaire d’Ehud Barak qui est très actif dans la politique étrangère actuelle d’Israël. Enfin Israël voit ses préoccupations concernant l’Iran davantage comprises sur la scène internationale.

Voici par exemple ce qu’écrit l’ambassade de France en Israël, qui montre le sérieux des échanges entre Israël et l’Egypte à propos du sort des Palestiniens, et surtout de Gilat Shalit. Il semble qu’avec le Hamas il y ait eu assez de discussions pour que le Hamas présente une lsite de prisonniers plus facile à accepter par Israël, en négociant sur la possibilité pour plus de ces prisonniers de rester à Gaza.

« on apprend qu’une délégation de hauts responsables des services de renseignement égyptiens s’est rendue à Gaza il y a une dizaine de jours et aurait reçu des informations sur l’état de santé de Shalit.

Diplomatie

Feu vert américain pour une construction limitée en Cisjordanie / Maya Bengal – Maariv

De façon surprenante, les Américains acceptent la construction de 2 500 logements dans les colonies et ce, contrairement à toutes les déclarations qu’ils ont tenues concernant Israël ces derniers mois, depuis l’entrée en fonction de la nouvelle administration.

En effet, le ministre de la Défense Ehud Barak est parvenu à convaincre les Américains de permettre à Israël de terminer la construction de tous les bâtiments dont les travaux avaient déjà été entamés. Il s’agit de 700 immeubles qui correspondent à 2 500 logements. »

Et voici ce que le vice-président des Etats-Unis Joe Biden vient de déclarer le 5 juillet sur ABC News, sans vouloir inciter à la guerre mais en prenant en compte le sentiment de menace que peut éprouver Israël  et qui d’ailleurs a été pour beaucoup dans le vote pour Netanyahu il y a une centaine de jours:

Ceci est, restituée telle qu’ABC.News l’a communiquée, la transcription du passage concernant l’hypothèse d’un choix de la guerre.

«STEPHANOPOULOS: And meanwhile, Prime Minister Netanyahu has made it pretty clear that he agreed with President Obama to give until the end of the year for this whole process of engagement to work. After that, he’s prepared to make matters into his own hands.

»Is that the right approach?

»BIDEN: Look, Israel can determine for itself… it’s a sovereign nation… what’s in their interest and what they decide to do relative to Iran and anyone else.

»STEPHANOPOULOS: Whether we agree or not?

»BIDEN: Whether we agree or not. They’re entitled to do that. Any sovereign nation is entitled to do that. But there is no pressure from any nation that’s going to alter our behavior as to how to proceed.

»What we believe is in the national interest of the United States, which we, coincidentally, believe is also in the interest of Israel and the whole world. And so there are separate issues.

»If the Netanyahu government decides to take a course of action different than the one being pursued now, that is their sovereign right to do that. That is not our choice.

»STEPHANOPOULOS: But just to be clear here, if the Israelis decide Iran is an existential threat, they have to take out the nuclear program, militarily the United States will not stand in the way?

»BIDEN: Look, we cannot dictate to another sovereign nation what they can and cannot do when they make a determination, if they make a determination that they’re existentially threatened and their survival is threatened by another country.

»STEPHANOPOULOS: You say we can’t dictate, but we can, if we choose to, deny over-flight rights here in Iraq. We can stand in the way of a military strike.

»BIDEN: I’m not going to speculate, George, on those issues, other than to say Israel has a right to determine what’s in its interests, and we have a right and we will determine what’s in our interests.»

Comment ne pas comprendre que les Israéliens ne sont pas dans le fantasme quand ils pensent que la menace iranienne est à la fois folle et de plus en plus techniquement dangereuse? Devant la résistance opposée à leurs volontés lénifiantes les Etats-Unis ne peuvent que dire à l’Iran: il y a une autre option et certains pensent que l’option militaire est la seule possbile avec le pouvoir en place dont le caractère dictatorial ne laisse guère de doute et montre le faible poids des protestations populaires iraniennes.

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