Dans une église russe de la vieille ville de JérusalemNous approchons peu à peu du but, entre Israéliens et Palestiniens. Cela passe par le gel des implantations israéliennes en Cisjordanie. Or un article du journal israélien Haaretz à l’occasion de la visite de l’envoyé américain en Syrie et en Israël, dit que l’on est tout près d’une acceptation d’un tel gel par le gouvernement israélien de Netanyahu, ce qui est paradoxalement la première fois de la part d’un gouvernement israélien.

Cependant l’on peut voir que depuis quelque temps l’évolution du tracé déjà fait et déjà parfois démantelé de la « barrière de sécurité » a aussi, paradoxalement (puisqu’une telle barrière ne symbolise guerre la paix même si elle a aidé à l’arrêt du terrorisme), quelque chose d’encourageant pour les Palestiniens, en ce qu’elle semble marquer la reconnaissance d’une frontière passant à peu près sur la ligne verte. Certes, deux zones posent de tels problème qu’on ne peut que souhaiter quelques rectifications de frontières mais aussi des retraits israéliens au lieu d’une volonté parfois de réel encerclement de zones palestiniennes, avec des projets tels que les Palestiniens ne pourraient rejoindre le reste de la Cisjordanie que par des tunnels!

Voici les cartes que propose un site de l’ONU Sur ces cartes on voit que peu à peu le gouvernement israélien a démantelé des pans de cette barrière éloignés de la lgne verte, et à cela il faut ajouter que peu à peu les postes de contrôle disparaissent en Cisjordanie. L’argumentation selon laquelle le Fatah n’a rien obtenu par sa politique récente est faux. Peu à peu la vie s’organise dans les faits et l’économie se redéploie. L’aide internationale est toujours importante, comme les 200 millions de dollars que les Etas-unis viennent de débloquer sur les 900 millions promis pour cette année. Deux articles du New York Times montrent d’une part un certain optimisme en Cisjordanie, et d’autre part un investissement de la culture à la place du terrorisme selon les officiels du Hamas dans la bande de Gaza.

Quelque 45 000 Palestiniens disposent d’un permis de travail en Israël ou dans les colonies israéliennes de Cisjordanie.

 Malgré la peur du terrorisme, Israël fait avec un nombre de travailleurs palestiniens clandestins qui s’infiltrent en Israël qui pourrait être égal ou supérieur à ce chiffre. Ils gagnent peu par rapport aux Israéliens mais le chômage tourne encore autour de vingt pour cent en Cisjordanie. Dans la pratique, s’ils se font prendre, ils ne sont retenus que quelques heures avant d’être relâchés.

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