On nous raconte aujourd’hui (article du Journal 20minutes à Paris daté du 15 octobre 2009 couverture et page 8 ici en PDF) que l’ONU regrette de s’être fait avoir et d’être sortie de la  mission de protection des civils pour aider l’alliance entre le Congo et le pays voisin. Pas plus tard que fin 2008 un rapport dénonçait déjà exactement les mêmes faits, violences et viols de la part de l’armée congolaise. Il est vrai que tout ce qui émane de la commission des droits de l’homme à l’ONU peut être considéré comme suspect et fondé sur de pures rumeurs, vu ce qu’elle a déjà produit contre les Israéliens. Il peut s’agir de mensonges propagés par des fanatiques musulmans au service de la fameuse ambition lybienne de gouverner le continent africain en réduisant à l’impuissance ses adversaires. En effet la commission des droits de l’homme à l’ONU est présidée par la Lybie…

Voici un extrait de ce qu’elle dénonçait fin 2008:

« Genève, ONU – La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, a déclaré mercredi que deux nouveaux rapports* portant sur une série de violations des droits de l’homme, y compris d’éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), révèlent l’urgente nécessité pour le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale de procéder aux « réformes essentielles » du système judiciaire et du secteur de la sécurité du pays.Les deux rapports, produits conjointement par la Mission de l’Organisation des Nations Unies en RDC (MONUC) et le bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme, couvrent une série d’événements qui ont eu lieu au Nord-Kivu et au Sud-Kivu entre octobre et décembre 2008, durant le conflit armé qui a opposé les forces gouvernementales (les FARDC) et la milice dénommée le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), dirigée à cette époque par Laurent Nkunda et son collaborateur, Bosco Ntaganda.L’un des rapports porte sur les actions des forces gouvernementales, dont certains éléments se sont livrés à un pillage à grande échelle ainsi qu’à des exécutions arbitraires et des violences sexuelles contre la population qu’ils étaient censés protéger à Goma, à Kanyabayonga et dans les villages avoisinants, alors que la population fuyait l’avancée des forces du CNDP à la fin du mois d’octobre. Les enquêteurs des droits de l’homme de l’ONU ont répertorié au moins 12 cas d’exécutions arbitraires et plusieurs cas de blessés par les troupes des FARDC à Goma et dans les environs de Kanyabayonga vers la fin du mois d’octobre et début novembre, ainsi qu’environ 70 cas de viols qui auraient été commis par les soldats gouvernementaux à Goma et Kanyabayonga entre la fin du mois d’octobre et mi-décembre.Le 5 novembre, une semaine après que les troupes gouvernementales battant en retraite eurent provoqué le chaos à Goma, le CNDP – qui avait repris la ville de Kiwanja (située à environ 75 kilomètres au nord de Goma) après l’avoir brièvement perdu en faveur des alliés des FARDC, connus sous le nom de Mayi Mayi – a commis une série d’exécutions sommaires et d’autres violations des droits de l’homme. Au total, les enquêteurs de l’ONU ont pu confirmer 67 cas d’exécutions arbitraires tout en soulignant que le nombre réel serait plus élevé. Le rapport sur Kiwanja affirme que les victimes « n’ont pas été tuées par des tirs croisés mais ont été arbitrairement exécutées, souvent à l’intérieur de leurs maisons, alors que les combats avaient cessé ».

[…] 

(*) Rapport du BCNUDH, Goma et Kanyabayonga, octobre et novembre 2008

Rapport du BCNUDH, Kiwanja, Nord-Kivu, novembre 2008″

 On notera cependant qu’il n’est fait état dans ce rapport que de violences attribuées à l’armée gouvernementale, dans l’oubli total de mentionner que les pires violences ont été commises dans la région par les rebelles que combat cette armée congolaise, et que rien ne prouve que ce ne soit pas les rebelles qui ont commis ces violences que le rapport attribue à l’armée. De même aujourd’hui une habitude a été prise dans les medias ou certaines déclarations politiques de ne parler que de violences exclusivement dues à l’armée de Sri Lanka en oubliant totalement de mentionner le fait que les rebelles appelés Tigres Tamouls sont les plus violents et les plus cyniques des terroristes, qui ont d’abord, et preque essentiellement vers la fin, persécuté et tué et bombardé les populations tamoules elles-mêmes.

Avant d’accuser les armées qui essaient de débarrasser le monde de rébellions abominables, pensons à nous remémorer les violences de ces rebelles épouvantablement violents.

Donc lisons cet extrait d’un article sur le site de l’UNHCR qui remet un peu les choses aux point en matière d’attribution des violences et des viols aux bonnes personnes:

« GENEVE, 7 Août (HCR) – Plus de 12000 civils ont dû quitter leurs foyers en République Démocratique du Congo (RDC) pour fuir une nouvelle vague de violence perpétrée par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA).

Au cours du mois dernier, les rebelles de la LRA se sont rendu responsables de 55 attaques de villages dans le Nord-Est de ce vaste pays africain. Les attaques ont ciblé des civils dans les régions de Faradje et de Dungu, situées près de la frontière entre le Congo, le Sud-Soudan et l’Ouganda. La région est le théâtre d’activités de la LRA depuis plusieurs mois. En mai et en juin, le groupe rebelle avait déjà mené 57 attaques contre des villages de la région.

Au cours de l’année écoulée, les rebelles de la LRA ont tué 1273 personnes et enlevé plus de 2000 personnes dont quasiment un tiers d’enfants. Les personnes déplacées par la violence ont indiqué au HCR que beaucoup de femmes ont été violées par les rebelles et que leurs maisons ont été pillées et brûlées. Selon les estimations des Nations Unies, plus de 226000 personnes ont été déplacées rien que dans le district du Haut-Uele, et 42000 autres dans le Bas-Uele.

Laisser un commentaire