Finalement c’était assez attendrissant, cette Allemagne si pacifique, si soucieuse de fraternité  et si peu hégémonique. On nous a presque épargné le discours américain du genre « Nous sommes la liberté et l’humanité à nous tout seuls ». Lech Walesa a failli tomber en faisant tomber ses dominos, tant il sentait en lui l’élan qui à Gdansk avait animé le petit ouvrier pour affirmer sa foi et son identité face au grand empire du collectif.

On était un peu gêné de voir sans cesse martelé le mot liberté. Surtout que sur le fameux pont, vers 15h hier, on voyait des gens bien contenus par une barrière, et devant le maire de Berlin qui les haranguait, avec des policiers armés tous les trois mètres le long du pont. Mais ensuite on regardait cette sacrée cohue autour d’Angela Merkel et de Mikael Gorbatchev. Et puis le soir quand même le plus à gauche de ce beau monde, Gordon Brown, disait quand même le mot: « injustice », lutter contre l’injustice, penser à la justice, voilà qui est  important afin de calmer tous les Calliclès du monde qui croient qu’il faut donner la plus grosse part du gâteau aux « forts » et aux copains d’abord.

Oui, il y avait de la douceur et de la paix dans ces images de Berlin hier. on se mettait à être fier d’une Europe qui a finalement compris qu’elle s’honorait à être moins agressive dans le monde.

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