Depuis plusieurs années, le nombre d’ouvriers diminue en Ile-de-France. En 2002, les ouvriers représentaient 790 000 emplois dans la région. Quatre ans après, ils ne sont plus que 695 000, soit une baisse de 12 %. Cette diminution est plus importante chez les ouvriers non qualifiés (- 16 %) que chez les ouvriers qualifiés (- 10 %), conséquence de l’augmentation des niveaux de qualification.(Source : INSEE 2004)
· » Le nombre de consommateurs de cannabis est désormais estimé à 1,2 million d’usagers réguliers, dont 550 000 quotidiens. Le volume du marché serait donc de 208 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de 832 millions d’euros.Entre 6 000 et 13 000 fournisseurs. Sur cette base, on peut considérer que l’importateur s’appuie sur au moins 700 semi-grossistes, peut-être même plus du double. Le semi-grossiste gagne à lui seul «de 253 000 à 552 000 euros» annuellement. Il écoule «de 132 à 308 kg» de drogue. Son premier intermédiaire diffuse, pour sa part, de 16 à 35 kg, pour un gain estimé «entre 35 000 et 76 000 euros par an». À ce stade, le cannabis fait déjà vivre – et bien vivre ! – entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.Plus de 100 000 revendeurs de rue. En dessous, «le commerce de cannabis n’est que peu profitable», assure-t-on dans le rapport. Car il reste bien deux niveaux d’intermédiaire. Estimé «entre 58 000 et 127 000 revendeurs», ces acteurs de quartier gagnent «entre 4 500 et 10 000 euros annuellement». Ils distribuent, tout au plus, 3,6 kg de cannabis en moyenne par an. »
Conclusion : le nombre de ceux qui vivent du trafic de drogue représente un sixième du nombre d’ouvriers d’Ile de France.
La production du Maroc alimente près de 80% du marché européen et 95% du marché français, principalement en résine de cannabis, dont il est le premier producteur mondial.
Cette production se concentre sur « la province d’Al Hoceima dans le Rif central. Elle reste la première région productrice, dont pratiquement 14 des 16 communes cultivent aujourd’hui le cannabis, qui occupe de 25 % à 100 % de la superficie de chaque propriété. Dans les années 1980, ces productions ont gagné, à l’ouest, la province de Chefchaouen. Les superficies, nous le verrons, y sont pratiquement aussi étendues que dans celle de Al Hoceima, en particulier dans le sud-est du pays Rhomara et le long de l’Oued Laou. Pour la première fois en 1999, les cultures illicites ont gagné les communes de Mokrisset et de Zoumi. A ces deux provinces traditionnelles s’ajoutent les zones de développement récent des cultures : les provinces de Tétouan au nord, de Larache à l’ouest et de Sidi-Kacem au sud. » (Rapport sur la situation de la culture du Cannabis dans le Rif marocain)
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