Alors voilà : pour une fois des « clients » préfèreraient avoir affaire à un médecin qui soit une femme, et l’on veut aussitôt l’interdire !
Pendant longtemps la profession médicale a été interdite aux femmes en France. Maintenant des femmes sont médecins certes. Mais lorsqu’on regarde l’organigramme de l’hôpital on voit que les femmes sont plus nombreuses en bas de l’échelle, et que plus on s’élève dans l’échelle des rémunérations et des honneurs, plus les hommes sont nombreux. En particulier en obstétrique, la pyramide est sévèrement contrôlée par la gent masculine, ce qui crée comme un climat… Ne pourrait-on penser quand même qu’après des siècles où les femmes ont subi la tutelle d’hommes sur leur sexe et leur sexualité, on pourrait espérer qu’elles soient si elles le souhaitent soignées par des femmes quand il s’agit de leur sexe, de leur accouchement et de leur grossesse ? S’étonne-t-on que les hommes ne montrent leur zizi qu’à des « urologues » masculins ?
Dans les délires récents contre les musulmans il y a deux phénomènes qu’on affecte de réduire à un seul : l’un de ces phénomènes est la résistance des hommes à faire une place aux femmes jusqu’en haut de la hiérarchie médicale, dans des branches où finalement il pourrait tout aussi bien ne plus y avoir du tout d’hommes comme en gynécologie ou en obstétrique, et l’autre phénomène c’est que ce soient plutôt des musulmans qui s’opposent de toutes leurs forces à cette incursion des doigts d’un homme dans le sexe d’une femme mariée à un autre homme. Comment avons-nous pu si longtemps ne pas voir, quand il s’agissait d’un médecin, qu’il est incongru de ne pas reconnaître la dimension sexuelle de l’acte de pénétration du sexe d’une femme par les doigts et autres spéculums ?
Arrêtons de trouver ridicule la révolte de certaines femmes devant cette incursion, arrêtons de considérer comme aberrante la parole de leurs maris qui sont souvent la personne chargée de prendre les décisions au cas où sa femme serait trop souffrante pour décider elle-même en toute connaissance de cause.
Et demandons-nous ce qu’il y a de si mal à vouloir être soigné par une femme et pourquoi les chefs de service sont plutôt des hommes que des femmes.
Certaines femmes préféreraient mourir que se laisser violer. Même par un médecin…
Quant à moi je tiens à dire que j’ai trouvé de très gentils gynécologues masculins. Mais que dans ma famille des jeunes femmes ont pleuré parce qu’on (femmes comme hommes) ne voulait pas suivre et respecter leur volonté lors de l’accouchement.
Exemples d’organinigrammes au hasard:
le « pôle mère-enfant » au centre hospitalier de Cahors :
On y voit que la seule femme est la sage-femme et que tout le reste, médecins, chef de service, ce sont des hommes.
| Organigramme | |||||||||||||||||||||||
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| Service de Gynécologie et d’obstétrique | |||||||||||||||||||||||
On voit que là aussi le chef est un homme et que les hommes sont plus nombreux en haut de la hiérachie que les femmes et les femmes sont plutôt au secrétariat.On note bien sûr que l’urologue est un homme |
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