Alors qu’approche la clôture de la fête de Pessa’h, associée au Cantique des cantiques cette année, je voudrais associer à un passage du Cantique des cantiques traduit par le poète Henri Meschonnic (Les cinq rouleaux, NRF, 1970, p. 48-49) un poème d’al-Shushtari (1212-1269) traduit à partir de l’espagnol et de l’anglais, donc à vérifier ! Et à écouter dans le très beau disque de la confrérie Al-Shushtari « Dhikr y Sama’ »
Muytath, Ta’allaya l-Waydu Biyya’ :
« La passion s’est attachée à moi et je suis tombé en extase et en folie d’amour. Incline-toi vers moi avec ton parfum, venu de ton amour d’autrefois. O toi qui t’es laissé posséder sans frein, une telle disparition des freins n’est pas une plaisanterie. Si tu as quoi que ce soit à offrir, donne-le à ceux qui sont beaux, et cherche le secret de la compagnie, quand ils boivent le Vin de la joie. A l’origine de l’éternel Le Sage me l’a donné à boire. Avec lui je devins unifié avec moi-même et mon cœur fut en paix de plénitude. »
Cette paix de plénitude, de complétude, c’est le sens plein du mot « Chalom », qui est aussi l’un des noms de Dieu.
Cantique des Cantiques chapitre 8, 1-6 :
« Qui te fera comme un frère pour moi tétant les seins de ma mère ? Je te trouverai dehors je te donnerai des baisers même on ne me méprisera pas
Je te conduirai je t’emmènerai à la maison de ma mère tu m’apprendras J’étancherai ta soif avec le vin aux épices avec la liqueur de ma grenade
Son bras gauche sous ma tête et son bras droit m’entourera
Je vous ai adjuré filles de Jérusalem Vous n’éveillerez pas vous ne réveillerez pas l’amour avant qu’elle veuille
Qui est celle qui monte du désert prenant appui sur son ami ? Sous le pommier je t’ai éveillé là ta mère t’a donné naissance là celle qui t’a mise au monde a donné naissance
Mets-moi comme un sceau sur ton cœur comme un sceau sur ton bras car l’amour est fort comme la mort la jalousie est âpre comme les enfers Ses flammes des flammes de feu un brasier de Dieu »
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