Il est possible à l’humain de repartir de zéro. La matsa de Pessa’h, ce « pain azyme », va avec la destruction totale, ou l’idée de destruction totale, du levain au sein de nos foyers. On sait que parfois les boulangers gardent le même levain sur plusieurs générations.
Mais ici il nous est dit : tu vas voir, tu as la liberté de repartir de zéro.
Les Romains avaient un mot très significatif sur les bagages du voyageur. Ce sont des « impedimenta » c’est-à-dire littéralement ce qui se met dans les pieds. Ce qui peut nous empêcher de marcher. De fuir. D’avancer. De sortir d’une terre d’esclavage.
Ce relatif dénuement,  cette réduction de notre « capital » au tout plat comme la matsa, cette « hâte » qui paraît oublier toute prudence, c’est une des formes, paradoxale, de la sagesse.
Un poème célèbre de Kipling dit a peu près : « Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie, et sans délai te mettre à rebâtir, tu sera un Mench, mon fils, ma fille ».
En Israël comme en France, saisissons l’occasion de cette fête de Pessa’h pour développer en nous l’aptitude à rebâtir sans regrets, sans rancune, pour l’humanité et pour la paix, après les destructions passées et encore à venir.
Cette idée doit parler aussi entre autres aux chrétiens qui vont dans quelques jours fêter la Pâque chrétienne.
Hag Pessa’h Kacher vésaméa’h

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