LE 7 AVRIL 2008, LA CAMPAGNE INTERNATIONALE CONTRE LES CRIMES D’HONNEUR (ICAHK) APPELLE À SE SOUVENIR DE DOA ET DE TOUTES LES VICTIMES DE MEUTRES COMMIS « AU NOM DE L’HONNEUR FAMILIAL »
Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad (ou Dua Khalil Aswad selon les transcriptions) était horriblement lapidée à mort par des centaines d’hommes, dont son oncle et ses proches parents. Ce meurtre était un prétendu crime d’honneur : Doa, étudiante en art, était accusée d’être amoureuse d’un jeune commerçant. Les assassins ont filmé la scène de violence avec leur téléphone portable puis ont publié les vidéos du meurtre sur internet.
Sa mort a été suivie de vengeances contre d’autres êtres humains. Al Qaida s’en est mêlée, cherchant à attiser une haine fortement raciste contre le groupe ethnique d’origine de Doa.
Mais les femmes et les hommes de coeur doivent sortir de ces engrenages et dénoncer avec vigueur ce qui ne faut honneur à aucune tribu, à aucune famille.
Il n’y a dans cela aucun rapport avec l’Islam, de même qu’il n’y avait aucun rapport avec le catholicisme dans les crimes contre les femmes en Italie, notamment avant qu’existe la possibilité du divorce dans ce pays.
Dans un article sur Qalqilya et ses cinquante morts dans l’année pour crimes supposés « d’honneur », on interroge une autorité locale de l’Islam qui évoque des interprétations encore épouvantables mais qui peuvent aider à sortir définitivement de tout crime d’honneur et de toute lapidation même en milieu islamiste : « […]L’article 341 considère le meurtre comme un acte de légitime défense si l’assassin le fait « pour défendre sa vie ou son honneur ».
Saed Taha, doyen du Collège de la Loi Islamique de Qalqilya, dit que les crimes d’honneur n’ont jamais eu aucun rapport avec les règles musulmanes et sont inacceptables selon la charia ou loi islamique. Selon l’islam, une femme non-mariée coupable de relations peut être condamnées à 100 coups de fouet, et pour une femme mariée, la peine est la mort par lapidation. Mais d’abord, quatre témoins doivent dire qu’ils ont vu l’acte illicite de leurs propres yeux.
« Lorsque la peine n’est que de six mois, la conséquence est qu’ils (les assassins) encouragent d’autres à faire la même chose » dit Saeed Taha. (…) »
Article tiré du site International Campaign Against Honour Killing
Disons enfin que toute personne qui accepte de témoigner dans ces conditions est un lâche individu et un buveur de sang qui ferait mieux de s’occuper de ses affaires et de se demander s’il voudrait que cela arrive à sa fille ou à son fils.
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