Aujourd’hui on a l’impression à la fois que tout est prêt pour que la paix soit signée entre deux Etats aux frontières reconnues quitte à ce que certains tracés soient revus plus tard, comme c’est encore le cas ici ou là même en Europe. Et en même temps tout le monde semble pessimiste quant aux possibilités de signer cette paix. On a parfois l’impression que trop de gens ne voient pas dans quel ordre les choses doivent se faire. Ainsi il est absurde de dépenser de l’argent à construire des maisons qui seront de l’autre côté de la frontière, donc il serait évidemment urgent d’attendre, et de savoir d’abord quelle est la frontière avant de décider où construire.
Certes, les « malins » peuvent se dire que plus il est probable que le terrain où ils veulent construire sera de l’autre côté de la frontière, moins il est cher !
Il faudrait alors dire que le terrain n’est pas cher parce que le terrain n’est pas à vendre, et que donc s’ils veulent acheter il faudra payer plus cher, ailleurs.
Il est bien beau de dire que l’on veut habiter sur les terres bibliques. Mais en attendant ils sont beaucoup à vouloir le faire à l’économie, au lieu de payer comme tout le monde en Israël ce que le terrain vaut.
Selon certains il y a plus de 550 millions de dollars chaque année qui sont dépensés pour que certains puissent vivre sans dépenser beaucoup, dans les implantations (28 de ces implantations sont à plus de 20 km de la ligne verte).Si comme on le dit dans le Jérusalem Post 80% de la population des implantations pourra rester où elle est, elle paiera davantage le prix que paie tout Israélien ailleurs pour vivre, travailler, se nourrir, éduquer ses enfants.
Notons que les pourparlers de réconciliation entre l’Autorité palestinienne et le Hamas semblent bien se passer et devoir aboutir : une prochaine réunion début octobre, devrait déboucher sur la signature d’un accord de réconciliation au Caire (Jerusalem Post le 25 septembre 2010). Mais que peut-on espérer vraiment du Hamas en termes de paix?
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