François Fillon a déclaré ce matin sur RTL : « On n’a pas le droit dans un pays comme le nôtre de surveiller en permanence sans décision de justice quelqu’un qui n’a pas commis de délit (…) Nous vivons dans un Etat de droit ».
C’est un peu fort de dire cela, alors qu’on estime que chaque Français est fiché environ soixante-dix fois, et que des lois dites d’exception ont été faites en 2005 et prolongées depuis dans le cadre de la lutte anti-terroriste pour « espionner » tous les citoyens. De plus, on nous dit que l’assassin était interdit de survol des Etats-Unis parce qu’il représentait un danger terroriste. Pourquoi les Etats-Unis ne nous ont-ils pas informés ?
Le Conseil constitutionnel vient de déclarer inconstitutionnel le fichier dit « des gens honnêtes ».
Mais surveiller des gens pour prévenir des crimes fait partie du travail habituel de la police. Peut-être faut-il surveiller davantage de façon préventive, avant le premier crime, ce qui n’est pas emprisonner comme à Guantanamo ou dans le film « Minority Report ?
Au lieu de cela des députés UMP ont déposé une porposition de loi pour interdire la filature, privée il est vrai, mais le qualificatif qu’ils proposent de « harcèlement criminel » pourrait très logiquement être élargi aux filiatures préventives de la police ou des essrvices anti-terroristes.C’était en février ou mars 2011. Qu’est-il advenu de cette proposition de loi ? Voici un extrait de cette porposition de loi : « […] Aux termes du premier alinéa, constitue un acte de harcèlement criminel le fait de suivre une personne ou une de ses connaissances de façon répétée ; de cerner ou de survediller sa ùaison d’habitation ou le lieu où cette personne ou une de ses connaissances réside, travaille, exerce son activité professionnelle ou se trouve… »
On espère que cette proposition de loi a été enterrée car rédigée ainsi elle semble aberrante.
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