Dans une société libre la diversité des fins individuelles est certes reconnue. Cependant certains moyens sont interdits, par le droit et par le bon sens. De ce fait certaines lois interdisent la réalisation de certaines fins qu passeraient par l’utilisation de moyens inadmissibles.
Inversement certaines lois impliqueraient des moyens d’application inadmissibles, ce qui interdit en amont de proclamer ces lois. Il en est ainsi de la loi qui prescrit la peine de mort, car même si l’on pensait que le seul châtiment juste de certains crimes serait la mise hors d’état de nuire d’un monstre humain, cependant il suffit de lire les protocoles d’application des Etats-Unis comme le fait Constance Debré dans son livre Protocoles pour s’interdire de promulguer une quelconque loi prétendant légitimer la mise à mort légale.
Ainsi il ne saurait y avoir une légitimation de toute fin d’individus ou de groupes ou d’Etats car les moyens à utiliser sont clairement interdits par la morale et l’humanité.
Ainsi la liberté humaine et le pouvoir d’Etat doivent ne pas être confondus avec une mythique toute-puissance et la non satisfaction des fins poursuivies par un individu, un groupe ou un État ne transforme pas instantanément cet individu, ce groupe ou cet Etat en victimes opprimées.
A l’heure où notre planète est en péril et où des individus meurent de faim il faut à temps penser aux conséquences à long terme de certains comportements apparemment innocents et avant de les autoriser et de se les autoriser il faut relire autour du Club de Rome des années 1970 des livres comme Le principe responsabilité,  de Hans Jonas. Nous ne pouvons plus notamment nous permettre certains caprices de riches, ni faire des enfants sans une assurance raisonnable concernant les moyens de leur survie, de leur éducation, et de la survie et de l’éducation des autres enfants.

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