Ceci est une copie d’une conversation entre ChatGPT et moi (pour le I et le II)

I La possibilitĂ© de se dĂ©brouiller dans l’histoire

Ma question premiĂšre Ă©tait :

Les mĂ©chants ont-ils raison d’ĂȘtre mĂ©chants?

ChatGPT a dit :

ChatGPT

La question de savoir si les « mĂ©chants » ont raison d’ĂȘtre mĂ©chants dĂ©pend du contexte et de la perspective Ă  partir de laquelle on examine leur comportement. Voici quelques Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion :

1. Contexte et motivations

  • Motivations complexes : Souvent, les actions des mĂ©chants dans les histoires ou la vie rĂ©elle sont motivĂ©es par des expĂ©riences passĂ©es, des traumatismes ou des convictions profondes. Cela ne justifie pas nĂ©cessairement leurs actes, mais peut les rendre comprĂ©hensibles.
  • Perspective morale : Ce qui est perçu comme « mĂ©chant » peut varier selon les cultures, les Ă©poques et les points de vue. Parfois, ce qui est vu comme malveillant dans un contexte peut ĂȘtre vu comme nĂ©cessaire ou juste dans un autre.

2. Conséquences des actions

  • Harmonie sociale : Les actes de mĂ©chancetĂ© ont souvent des consĂ©quences nĂ©gatives sur les autres, crĂ©ant douleur, souffrance ou injustice. De ce point de vue, il est difficile de justifier la mĂ©chancetĂ©.
  • Cycle de vengeance : La mĂ©chancetĂ© peut engendrer un cercle vicieux de reprĂ©sailles, ce qui ne conduit gĂ©nĂ©ralement pas Ă  des solutions durables.

3. Réflexion philosophique

  • Libre arbitre et choix : Chaque individu a le choix d’agir d’une maniĂšre ou d’une autre. Certains peuvent choisir la mĂ©chancetĂ© par dĂ©sespoir ou ressentiment, mais cela ne signifie pas qu’ils ont raison de le faire.
  • ThĂ©orie du juste milieu : Aristote, par exemple, prĂŽne la recherche d’un juste milieu entre les excĂšs et les dĂ©ficiences, suggĂ©rant que ni la mĂ©chancetĂ© ni l’excĂšs de bienveillance ne sont idĂ©aux.

4. Rédemption et changement

  • CapacitĂ© de changement : Beaucoup de rĂ©cits montrent que mĂȘme les mĂ©chants peuvent changer, se repentir ou Ă©voluer, ce qui implique que la mĂ©chancetĂ© n’est pas une condition irrĂ©versible ni nĂ©cessaire.

En somme, bien que les motivations derriĂšre la mĂ©chancetĂ© puissent ĂȘtre comprĂ©hensibles, cela ne justifie pas pour autant les actes de mĂ©chancetĂ©, surtout lorsqu’ils nuisent aux autres. La rĂ©flexion morale, les consĂ©quences des actions et la possibilitĂ© de rĂ©demption sont des Ă©lĂ©ments essentiels Ă  considĂ©rer.

Ma 2e question était :

Oui mais rĂ©agissent-ils mieux au monde tel qu’il est que les gentils?

ChatGPT a dit :

ChatGPT

La question de savoir si les mĂ©chants rĂ©agissent mieux au monde tel qu’il est que les gentils est complexe et dĂ©pend largement de la maniĂšre dont on perçoit le monde et les stratĂ©gies de survie dans celui-ci. Voici quelques pistes de rĂ©flexion :

1. Adaptation au monde réel

  • Vision cynique : Les mĂ©chants pourraient ĂȘtre perçus comme ayant une vision plus rĂ©aliste ou cynique du monde, reconnaissant les aspects brutaux, Ă©goĂŻstes et injustes de la vie. En ce sens, ils pourraient adopter des comportements qui leur permettent de mieux s’adapter Ă  un monde perçu comme impitoyable.
  • Pragmatisme : Les mĂ©chants peuvent ĂȘtre pragmatiques, prĂȘts Ă  faire ce qu’il faut, mĂȘme si cela implique de blesser les autres ou de contourner les rĂšgles, pour atteindre leurs objectifs. Cela peut leur donner un avantage dans certaines situations oĂč la compĂ©tition est fĂ©roce.

2. Vision idéaliste des gentils

  • NaĂŻvetĂ© ou espoir : Les gentils sont souvent perçus comme plus idĂ©alistes, croyant en la bontĂ© humaine, la justice et la coopĂ©ration. Cette approche peut sembler moins adaptĂ©e dans un monde oĂč ces valeurs sont parfois ignorĂ©es.
  • RĂ©silience morale : Cependant, leur attachement Ă  des principes Ă©thiques et moraux peut les rendre rĂ©silients, mĂȘme dans l’adversitĂ©. Ils peuvent inspirer et crĂ©er du changement positif en refusant de succomber Ă  la mĂ©chancetĂ©.

3. Efficacité à court terme vs long terme

  • MĂ©thodes Ă  court terme : Les mĂ©chants peuvent obtenir des rĂ©sultats rapides grĂące Ă  des mĂ©thodes sans scrupules, mais cela peut leur aliĂ©ner les autres Ă  long terme, menant Ă  l’isolement ou Ă  des reprĂ©sailles.
  • Confiance et coopĂ©ration : Les gentils, en promouvant la coopĂ©ration et la confiance, peuvent construire des relations solides et durables, ce qui leur donne un avantage sur le long terme dans les communautĂ©s humaines.

4. Impact émotionnel et psychologique

  • Charge Ă©motionnelle : Les mĂ©chants peuvent parfois souffrir intĂ©rieurement de leurs actions, surtout si elles vont Ă  l’encontre de leur propre conscience ou s’ils sont confrontĂ©s aux consĂ©quences de leurs actes.
  • Satisfaction personnelle : Les gentils, en aidant les autres et en restant fidĂšles Ă  leurs principes, peuvent trouver une satisfaction personnelle et un sens plus profond Ă  leur vie, mĂȘme si cela ne leur donne pas toujours un avantage immĂ©diat.

5. Evolution du monde

  • AdaptabilitĂ© : Le monde Ă©volue constamment, et ce qui peut sembler un avantage dans un certain contexte peut devenir un inconvĂ©nient dans un autre. La capacitĂ© d’adaptation est clĂ©, et elle n’est pas nĂ©cessairement liĂ©e Ă  la mĂ©chancetĂ© ou Ă  la gentillesse.
  • Changement social : Les gentils peuvent jouer un rĂŽle crucial dans le changement social, en dĂ©fendant des valeurs qui rendent le monde plus juste et humain, mĂȘme si cela semble utopique Ă  certains moments.

Conclusion

En fin de compte, les mĂ©chants peuvent parfois sembler mieux rĂ©agir aux aspects durs et compĂ©titifs du monde, mais cette adaptation est souvent Ă  court terme ou au prix de relations et de bien-ĂȘtre personnel. Les gentils, bien que parfois perçus comme naĂŻfs, peuvent avoir une approche plus durable et enrichissante, tant pour eux-mĂȘmes que pour la sociĂ©tĂ©. La rĂ©ponse dĂ©pend donc de la perspective adoptĂ©e : efficacitĂ© Ă  court terme vs durabilitĂ© Ă  long terme, pragmatisme vs idĂ©alisme.

J’ai dit :

Pas mal!

ChatGPT a dit :

ChatGPT

Merci ! Content que ça te plaise. Si tu as d’autres questions ou rĂ©flexions, n’hĂ©site pas !

II L’histoire humaine aide-t-elle l’individu humain Ă  rĂ©aliser toutes ses possibilitĂ©s ?

1°) La connaissance de l’histoire donne de l’expĂ©rience, notamment on passe de la relation cause-effet Ă  la relation fin-moyen

2°) J’observe ce que je ne veux pas parmi les possibles (ainsi je dis « ceci ce n’est pas moi, je n’en veux pas Â», par exemple pour le choix d’un mĂ©tier)

3°) La connaissance de l’histoire dans son dĂ©roulement prĂ©cis m’aide Ă  dĂ©finir un ordre de succession a) pour des actions et b) pour des Ă©vĂ©nements

4°) La connaissance de l’histoire m’aide Ă  savoir quelles routes seront barrĂ©es par certaines de mes actions possibles, peut-ĂȘtre dĂ©finitivement

ChatGPT  reformule les choses ainsi :

C’est un sujet trĂšs intĂ©ressant qui touche Ă  la relation entre l’individu et l’histoire collective. Voici quelques rĂ©flexions sur les points que tu as soulevĂ©s :

1°) L’expĂ©rience via la relation cause-effet et fin-moyen

La connaissance de l’histoire permet effectivement de comprendre comment certaines actions ont menĂ© Ă  des rĂ©sultats spĂ©cifiques. En observant les causes et leurs effets, l’individu peut non seulement anticiper les consĂ©quences de ses propres actions, mais aussi adopter une approche plus stratĂ©gique en utilisant la relation fin-moyen. Par exemple, en Ă©tudiant les erreurs et rĂ©ussites du passĂ©, on peut mieux choisir les moyens pour atteindre une fin souhaitĂ©e.

2°) Définition de soi par le rejet de certains possibles

L’histoire humaine offre une vaste palette de choix, d’expĂ©riences et de modes de vie. En observant les parcours des autres Ă  travers le temps, l’individu peut mieux comprendre ce qui ne lui correspond pas. Cette connaissance aide Ă  affiner ses propres aspirations et Ă  dĂ©finir son identitĂ© en rejetant ce qui n’est pas alignĂ© avec ses valeurs ou ses dĂ©sirs.

3°) L’ordre de succession dans les actions et Ă©vĂ©nements

L’histoire permet de voir comment les Ă©vĂ©nements s’enchaĂźnent et comment certaines actions prĂ©cĂšdent ou dĂ©clenchent d’autres. Cette connaissance aide Ă  planifier et Ă  structurer ses propres actions de maniĂšre logique et cohĂ©rente. Par exemple, savoir que certaines Ă©tapes sont nĂ©cessaires avant d’atteindre un objectif peut Ă©viter des erreurs et des pertes de temps.

4°) Les routes barrées par certaines actions

L’histoire montre aussi que certaines actions peuvent fermer des portes de maniĂšre irrĂ©versible. En comprenant les consĂ©quences de dĂ©cisions passĂ©es, l’individu peut mieux Ă©valuer les risques et les coĂ»ts associĂ©s Ă  certaines actions. Cela permet de prendre des dĂ©cisions Ă©clairĂ©es et de minimiser les regrets en Ă©vitant des chemins sans retour.

Conclusion

L’histoire humaine, par la richesse de ses enseignements, aide l’individu Ă  rĂ©aliser ses possibilitĂ©s en offrant des repĂšres, en clarifiant les choix, et en fournissant des leçons sur les consĂ©quences des actions. Toutefois, la rĂ©alisation de toutes les possibilitĂ©s dĂ©pend aussi de la capacitĂ© de l’individu Ă  intĂ©grer ces connaissances de maniĂšre personnelle et crĂ©ative pour forger son propre chemin.

Qu’en penses-tu ? Y a-t-il des aspects que tu aimerais approfondir ?

Moi j’ai posĂ© cette question Ă  ChatGPT :

Peut-on approfondir sur la moralitĂ© de mes choix ?

ChatGPT a dit :

ChatGPT

La moralitĂ© des choix individuels en lien avec l’histoire humaine est une dimension complexe mais essentielle Ă  explorer. Voici quelques rĂ©flexions pour approfondir cette question :

1. L’histoire comme guide moral

L’histoire regorge d’exemples oĂč des choix moraux ont conduit Ă  des rĂ©sultats variĂ©s, allant du progrĂšs au dĂ©sastre. En Ă©tudiant ces choix, l’individu peut s’inspirer des leçons morales tirĂ©es du passĂ©. Par exemple, les consĂ©quences des injustices, des guerres ou des mouvements pour la justice sociale offrent des enseignements prĂ©cieux sur ce qui est moralement souhaitable ou condamnable.

2. Éthique contextuelle

L’histoire montre que les normes morales Ă©voluent avec le temps et le contexte culturel. Ce qui Ă©tait moralement acceptable Ă  une Ă©poque peut ĂȘtre jugĂ© diffĂ©remment aujourd’hui. Cette comprĂ©hension aide l’individu Ă  contextualiser ses choix, en reconnaissant que la moralitĂ© n’est pas toujours absolue, mais souvent relative aux circonstances historiques et culturelles.

3. Responsabilité personnelle et collective

L’histoire humaine illustre Ă©galement les dilemmes entre responsabilitĂ© individuelle et collective. Par exemple, des actions qui semblent moralement justifiĂ©es sur le plan personnel peuvent avoir des implications collectives nĂ©gatives. L’individu peut ainsi apprendre Ă  peser ses choix en tenant compte non seulement de son bien-ĂȘtre personnel, mais aussi de leur impact sur la sociĂ©tĂ©.

4. Leçons de courage et de résistance

De nombreux rĂ©cits historiques montrent des individus ou des groupes qui ont fait des choix moraux courageux malgrĂ© des pressions adverses. Ces exemples peuvent inspirer l’individu Ă  agir avec intĂ©gritĂ©, mĂȘme lorsque ses choix sont difficiles ou impopulaires. Ils rappellent que la moralitĂ© implique souvent de rĂ©sister Ă  la facilitĂ© ou Ă  la conformitĂ© lorsqu’elles contredisent des principes Ă©thiques fondamentaux.

5. Les limites de la connaissance historique

Bien que l’histoire offre de nombreuses leçons, elle ne fournit pas toujours des rĂ©ponses claires sur ce qui est moralement juste dans toutes les situations. Chaque individu doit donc interprĂ©ter les leçons historiques avec discernement et dĂ©velopper sa propre boussole morale, en s’appuyant sur une combinaison de connaissance historique, de raisonnement Ă©thique, et de rĂ©flexion personnelle.

Conclusion

La moralitĂ© des choix individuels est enrichie par la connaissance de l’histoire, mais elle exige aussi une rĂ©flexion personnelle continue. En tirant parti des leçons du passĂ©, l’individu peut mieux naviguer les dilemmes moraux contemporains, en prenant des dĂ©cisions Ă©clairĂ©es et responsables.

Que penses-tu de cette exploration ? Y a-t-il un aspect particulier de la moralité dans les choix que tu aimerais approfondir davantage ?

Moi je pose cette question Ă  ChatGPT : Peut-on dire que les choix moraux ne valent que pour une certaine Ă©poque?

ChatGPT a dit :

ChatGPT

La question de savoir si les choix moraux ne valent que pour une certaine Ă©poque touche Ă  la relativitĂ© de la moralitĂ© et Ă  l’Ă©volution des normes Ă©thiques dans le temps. Voici quelques points pour approfondir cette rĂ©flexion :

1. Relativité des normes morales

Les normes morales Ă©voluent souvent en fonction du contexte historique, culturel et social. Ce qui est considĂ©rĂ© comme moralement acceptable Ă  une Ă©poque peut ĂȘtre rejetĂ© Ă  une autre. Par exemple, des pratiques comme l’esclavage ou la discrimination, autrefois courantes et acceptĂ©es dans certaines sociĂ©tĂ©s, sont aujourd’hui universellement condamnĂ©es. Cela illustre que les choix moraux peuvent ĂȘtre influencĂ©s par les valeurs prĂ©dominantes d’une Ă©poque.

2. Valeurs universelles vs. valeurs contextuelles

Bien qu’il y ait une certaine relativitĂ© dans les normes morales, certaines valeurs semblent transcender les Ă©poques, comme le respect de la dignitĂ© humaine, la justice, et la compassion. Ces valeurs universelles servent souvent de fondement Ă  des principes Ă©thiques qui perdurent malgrĂ© les changements sociĂ©taux. Cependant, l’application de ces valeurs peut varier en fonction du contexte spĂ©cifique de chaque Ă©poque.

3. L’évolution des consciences morales

L’histoire montre que la conscience morale collective peut Ă©voluer. Des choix qui semblaient moralement neutres ou mĂȘme positifs dans le passĂ© peuvent ĂȘtre reconsidĂ©rĂ©s Ă  la lumiĂšre de nouvelles comprĂ©hensions Ă©thiques. Par exemple, le traitement des droits des femmes, des minoritĂ©s, ou de l’environnement a Ă©voluĂ© de maniĂšre significative au fil des siĂšcles.

4. Le jugement rétrospectif

Les individus et les sociĂ©tĂ©s jugent souvent les actions du passĂ© Ă  travers le prisme des normes morales contemporaines. Cela peut conduire Ă  des critiques des choix passĂ©s, mais aussi Ă  une reconnaissance des progrĂšs rĂ©alisĂ©s. Cette capacitĂ© Ă  revoir les choix moraux du passĂ© reflĂšte la dynamique de l’Ă©thique humaine, qui n’est jamais figĂ©e.

5. Les choix moraux comme reflets de leur temps

Certains choix moraux sont inĂ©vitablement liĂ©s aux conditions et aux connaissances de leur Ă©poque. Par exemple, les dĂ©cisions concernant la technologie, la santĂ©, ou les relations sociales Ă©taient souvent basĂ©es sur des informations et des comprĂ©hensions limitĂ©es Ă  ce moment-lĂ . Cela ne signifie pas nĂ©cessairement que ces choix Ă©taient erronĂ©s, mais qu’ils Ă©taient adaptĂ©s au contexte dans lequel ils ont Ă©tĂ© pris.

Conclusion

Il est juste de dire que de nombreux choix moraux sont influencĂ©s par l’Ă©poque dans laquelle ils sont faits, mais cela ne diminue pas nĂ©cessairement leur valeur ou leur pertinence. La moralitĂ© est Ă  la fois une rĂ©ponse aux conditions spĂ©cifiques d’une Ă©poque et une quĂȘte continue vers des principes Ă©thiques plus Ă©levĂ©s et universels. La rĂ©flexion critique sur les choix passĂ©s et prĂ©sents permet d’Ă©voluer vers une comprĂ©hension plus profonde et plus juste de la moralitĂ©.

III L’influence romantique concernant le rapport du moi à l’histoire et de l’histoire au moi

Nous nous inspirerons d’un article de Gianni Iotti « Lamartine : le moi et l’histoire Â» (Revue italienne d’études françaises, 3/2013). Cet article montre que l’idĂ©e d’une histoire qui se terminerait par la dĂ©cision de la Raison ne marche pas car quelque chose s’échappe de l’homme qui lui Ă©chappe de temps en temps qui est l’expression du moi singulier de chaque individu comme action qui finit par ne plus ĂȘtre quantitĂ© nĂ©gligeable. Le sujet romantique se rĂ©volte contre une histoire dĂ©terministe et va prouver que l’histoire rĂ©elle n’est pas dĂ©terministe car chaque individu peut avoir le souci de rĂ©aliser un devoir-ĂȘtre dans le rĂ©el par sa propre action.

Le moi va affirmer qu’il est antĂ©rieur Ă  l’histoire et voit « d’un Ɠil inaltĂ©rable les phases de l’humanitĂ© Â» (Lamartine, MĂ©ditations poĂ©tiques, « Le gĂ©nie Â», in ƒuvres poĂ©tiques, Paris, Gallimard, « BibliothĂšque de la PlĂ©iade Â», 1963, p.54).

Le moi romantique pourrait ĂȘtre tentĂ© d’échapper Ă  une histoire qui s’est montrĂ©e chaotique et effrayante, une histoire « oĂč la route finit, oĂč l’esprit des humains cherche, tĂątonne, hĂ©site entre mille chemins, ne pouvant ni rester sous un passĂ© qui croule, ni jeter d’un seul jet l’avenir dans son moule Â» (Lamartine, Jocelyn (1836) Op.cit. p.595). Le moi peut s’apparaĂźtre Ă  lui-mĂȘme comme le seul point fixe, sans voir que la personne qui dit « Je Â» contribue aussi Ă  l’histoire. La position de retrait total serait dĂ©sespĂ©rante sur l’homme et sur le destin de l’histoire humaine. Georg Lukacs Ă©crit : « Cette autarcie de la subjectivitĂ© est la plus dĂ©sespĂ©rĂ©e de ses ultimes dĂ©fenses, le renoncement Ă  toute lutte pour se rĂ©aliser hors d’elle, dans le monde, lutte considĂ©rĂ©e d’avance comme sans issue et dĂ©gradante Â» (ThĂ©orie du roman, GenĂšve, Editions Gonthier, 1963, p.111). Dans le poĂšme « La solitude Â» (Nouvelles mĂ©ditations poĂ©tiques) Lamartine parle d’effacer de mon vivant mes traces sur la terre, de me nourrir d’espoir et de m’abreuver d’oubli. Quel espoir peut-il rester si l’on sort de l’histoire ? En une vie aprĂšs la mort ? Vers et aprĂšs 1948, l’élan mystique de Lamartine prend un autre cours et s’intĂ©resse Ă  l’idĂ©e d’une mystĂ©rieuse providence divine : « Sans connaĂźtre jamais ses plans sur l’univers, /A la trame des temps travaillant Ă  l’envers, /Les nations de l’Ɠil Ă  leur insu guidĂ©es/ Sont dans la main de Dieu les instruments d’idĂ©es Â» (ƒuvres poĂ©tiques, Op.cit. p.724).

Les romantiques se partagent entre ceux qui pensent que le moi et l’histoire sont entre eux en conflit, et ceux qui demandent de faire attention non pas Ă  quelques-uns, gĂ©niaux ou pas, mais Ă  la multitude et notamment aux humbles et Ă  leur Ă©mancipation, avec translation du sacrĂ© vers le peuple, que l’on pourrait croire un ĂȘtre de fiction. On reproche Ă  ce qu’on appelle « la bourgeoisie Â» d’avoir dĂ©sacralisĂ© le peuple. Ainsi, l’on a cette envolĂ©e romantique dans le Manifeste du Parti communiste : « Elle a noyĂ© les frissons sacrĂ©s de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalitĂ© Ă  quatre sous dans les eaux glacĂ©es du calcul Ă©goĂŻste. [
] Tout ce qui Ă©tait sacrĂ© [a Ă©tĂ©] profanĂ© Â» Paris, 10/18, 1962, p.23-24). Cependant comme le souligne Paul BĂ©nichou le poĂšte n’a pas au XIXe siĂšcle assez de vocation sacerdotale pour Ă©crire la grande Ă©popĂ©e qu’il faudrait. Dans sa tentative avortĂ©e, Visions, Lamartine voulait voir Ă  la fois l’épique, le lyrique, le mĂ©taphysique, l’ensemble de l’histoire humaine et le poĂšte lui-mĂȘme. Mais on sait le poĂšte Ă  cheval entre le rĂ©el et l’imaginaire, et sa mission « cĂ©leste Â» risque de ne pas ĂȘtre reconnue (Le sacre de l’écrivain (1975), « Quarto Â», Gallimard, 1996, p.179-181). Dans Harmonies Lamartine va imaginer qu’il devance les siĂšcles de l’effondrement et voit l’avenir espĂ©rĂ© :

« Je le vois ! Mon regard devance / Le pas des siĂšcles plus heureux ! / La colonne de l’espĂ©rance/ Marche et m’éclaire de ses feux ! Â»

(L’Esprit saint (Harmonies, IV, 12) poĂšme de 1820-1830, citĂ© par BĂ©nichou, Ibid. p.184).

Le ton est biblique, Lamartine Ă©voque la nuĂ©e et la flamme qui guident les HĂ©breux sur le chemin de la Terre promise aprĂšs qu’une « cĂ©leste tempĂȘte Â» leur a permis d’accĂ©der Ă  « des plages nouvelles Â».

Autre image, dans les RĂȘveries sur la nature primitive de l’homme, de Senancour (T. II, citĂ© p. 197 de Le Sacre de l’écrivain, op.cit.) : « C’est l’action continue des douleurs, c’est la chute de cette goutte amĂšre qui creuse la vie, qui fĂ©conde les semences du vrai dans le sol aride, et qui dĂ©couvre des germes sublimes dans le fumier terrestre. Â».

La souffrance de l’écrivain romantique est le signe d’une insatisfaction qui doit conduire Ă  l’action, fĂ©condĂ©e Ă  la fois par cette douleur et par l’espĂ©rance que la beautĂ© de ses textes rend sĂ©duisante. Le poĂšte nous incite Ă  considĂ©rer que l’idĂ©al est au plus proche de la VĂ©ritĂ©, comme si lĂ© rĂ©alitĂ© prĂ©sente Ă©tait du cĂŽtĂ© de la faussetĂ©. C’est que le moi n’est pas encore ce qu’il doit ĂȘtre, faute de milieu favorable.

IV Le souci de soi Ă©loigne-t-il ou rapproche-t-il des autres ?

En faussant quelque peu l’interprĂ©tation des Entretiens d’EpictĂšte I 11, FrĂ©dĂ©ric Gros pose ce problĂšme, et y rĂ©pond en disant qu’EpictĂšte Ă©tablit que l’homme qui ne supporte pas de voir sa fille malade se prĂ©occupe trop d’elle et pas assez de lui. S’il pensait plus Ă  lui il se sentirait responsable, il aurait un peu plus de distance avec le monde et saurait quoi faire : il se mettrait Ă  mieux formuler ses opinions dont celle sur le rĂŽle d’un pĂšre de famille, comme protĂ©ger les siens et ĂȘtre prĂšs d’eux quand ils sont malades. « On se soucie de soi non pas pour Ă©chapper au monde mais pour agir comme il faut Â» (« Le souci de soi chez Michel Foucault Â», in Vivre pour soi, vivre pour la citĂ©, Perrine Galand-Hallyn et Carlos Levy dir., PUPS (Presses de l’UniversitĂ© Paris-Sorbonne), 2006, p.24). Il y a une scission entre moi et l’Ɠuvre de ma vie Ă  accomplir. Et cette Ɠuvre passe par le jugement des autres pour me revenir. La question « Qui suis-je ? Â» passe en second par rapport Ă  la question « Qui es-tu ? Â», dit l’article (Ibid. p. 29), mais la culture juive nous dit que la question « qui es-tu ? Â» passe en second par rapport Ă  ma rĂ©ponse Ă  l’appel mystĂ©rieux : « Ayeka ? Â» « OĂč es-tu ? Â», Ă  laquelle rĂ©pond « HinĂ©ni ! Â», « Me voici Â», « Je suis lĂ  ! Â». Cet engagement prime sur tout.

CicĂ©ron dans le De Officiis nous montre acteurs, chacun, de quatre personnages, quatre « personae Â» en latin. Chacun de nous est un, en et par ces 4 personae : (1) la persona rationnelle, commune Ă  tous les hommes, (2) les particularitĂ©s propres Ă  chaque individu, (3) les Ă©lĂ©ments apportĂ©s par la Fortuna, la sociĂ©tĂ©, et (4) la personnalitĂ© qu’il ou elle se forge lui-mĂȘme, elle-mĂȘme. La 3e persona est ce que la sociĂ©tĂ© attend de nous. On se sĂ©pare lĂ  d’une quĂȘte de la prĂ©tendue authenticitĂ© d’un « ĂȘtre-lĂ  Â» qui tomberait les masques : ces quatre personnages, ces quatre rĂŽles, nous constituent tout en changeant tout le temps. MĂȘme la raison, ajouterons-nous avec Bachelard, se modifie avec la connaissance de la science, des sciences. On aurait tort de traiter d’hypocrite celui qui met en avant Ă  tel moment une persona plutĂŽt qu’une autre, ou d’instable celui ou celle qui change de persona « visible Â» en fonction de la situation : ces quatre personae sont toujours lĂ . VoilĂ  ce que CicĂ©ron nous pousse Ă  dire (Voir De Officiis, Livre I, Chap. XXXII sqq).

Toutes ces rĂ©flexions sur le moi convergent vers le souci de grandir et se grandir : dignitĂ© et noblesse d’ñme. Reprenons le texte d’EpictĂšte. L’appel Ă  la grandeur d’ñme dĂ©tourne Ă  la fois de l’immĂ©diatetĂ© des Ă©motions, et donc de l’envie de fuir la scĂšne insoutenable de la fille malade, cette « opinion Â» Ă©tant Ă  considĂ©rer comme mauvaise, et en mĂȘme temps cet appel fait rĂ©flĂ©chir Ă  ce que « je Â» dois Ă  ma propre dignitĂ©, par rĂ©fĂ©rence Ă  ce que « je Â» dois Ă  ma propre dignitĂ©, par rĂ©fĂ©rence Ă  ce que c’est qu’ĂȘtre pĂšre avec noblesse. Alors je pense au malheur de ma fille malade qui sans ma prĂ©sence serait livrĂ©e Ă  d’autres Â« moi Â», d’autres individus, indiffĂ©rents et peut-ĂȘtre vils. Et moi-mĂȘme, en fuyant, je m’avilis. Ainsi, la comparaison des opinions m’aide Ă  choisir la meilleure et celle-ci est du cĂŽtĂ© du souci de l’autre et de la prĂ©sence avec lui. On pense Ă  une phrase du genre : « Toi, ma fille, je ne te laisserai jamais tomber. Â» On atteint ainsi une possibilitĂ© de stabilitĂ©, du moi comme du lien familial et social.

L’histoire vient au secours de cette aspiration Ă  la grandeur : on trouve ce texte dans une revue du Romantisme français  (Le Globe, 13 octobre 1824, art. attribuĂ© Ă  Dubois, citĂ© par Paul Benichou, op.cit. p. 293-294) :  « Les formes guindĂ©es de l’étiquette, cette nature de convention oĂč tout se ressemble, ne peuvent convenir dĂ©sormais Ă  un peuple qui a vu les originalitĂ©s et les diversitĂ©s de caractĂšre se produire avec une Ă©nergie si naĂŻve et si merveilleuse Ă  la fois : notre littĂ©rature a besoin de devenir humaine, si j’ose parler ainsi, et de se rĂ©duire Ă  la rĂ©alitĂ©. Â» La rĂ©alitĂ© influence les lecteurs qui attendent une rĂ©volution littĂ©raire valorisant les individualitĂ©s dans leur originalitĂ© et leur diversitĂ©, mĂȘme aux dĂ©pens des conventions. Il doit en rĂ©sulter le plus grand plaisir, par le « drame historique Â». Avec Vigny, Hugo et quelques autres la religion de l’art reconnaĂźt Ă  l’artiste de gĂ©nie, au poĂšte en particulier, le don de dire le sens du rĂ©el, et cela culmine avec le drame romantique, considĂ©rĂ© comme l’aboutissement de l’histoire littĂ©raire de l’humanitĂ©, avec tous ses contrastes, en particulier le sublime et le grotesque. Et la promotion du Peuple conduit au dĂ©saveu d’un certain monde et de ses rĂšgles de biensĂ©ance. La vĂ©ritĂ© se veut « totale Â», avec ce que ce mot a pour nous d’inquiĂ©tant Ă  cause de l’histoire du totalitarisme du XXe siĂšcle et de sa descendance actuelle. L’art nous aide Ă  revivifier dans notre mĂ©moire les Ă©vĂ©nements du rĂ©el dont l’importance a Ă©chappĂ© Ă  notre vigilance. Cela nous rappelle l’importance de A la Recherche du Temps Perdu, de Marcel Proust, pour penser chaque humain de façon singuliĂšre, originale, et mouvante tout au long de sa vie. Ce n’est pas la vie telle qu’on la dĂ©crit de l’extĂ©rieur qui explique l’homme, et l’écrivain, c’est sa mĂ©moire alliĂ©e Ă  son gĂ©nie. On voit bien cependant ce que tout cela peut avoir de scandaleux par rapport Ă  la morale et au droit, qui rĂšglent notre vie commune.

V Ma responsabilité pour autrui

En premier Levinas me pose comme responsable de ce que l’autre fait, de sa responsabilitĂ© (Ethique et infini, dialogues avec Philippe Nemo, Livre de Poche, 1982, p.91-92). « J’entends la responsabilitĂ© comme responsabilitĂ© pour autrui, donc comme responsabilitĂ© pour ce qui n’est pas de mon fait, ou mĂȘme ne me regarde pas : ou qui prĂ©cisĂ©ment me regarde, est absorbĂ© par moi comme usage. Â» Cela fait penser au Misanthrope, « Eautontimoroumenos Â», de MĂ©nandre (repris par TĂ©rence, inspirateur de MoliĂšre), qui dit : « Tout me regarde Â» Ă  celui qui lui disait : « MĂȘle-toi de tes affaires Â». Montaigne rĂ©interprĂšte la phrase en « Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m’est Ă©tranger Â», une philanthropie peut-ĂȘtre encore trop centrĂ©e sur le « moi Â» de Montaigne, mais cette fois-ci on a de la bienveillance. Levinas, lui, Ă©crit, en rĂ©ponse Ă  l’appel biblique : « Dire : me voici. Faire quelque chose pour un autre. Donner. Etre esprit humain, c’est cela. L’incarnation de la subjectivitĂ© humaine garantit sa spiritualitĂ©. Â» On voit que cette « incarnation Â» est la prĂ©occupation non plus de ma propre grandeur, mais de « l’expressif en autrui qui m’ordonne de le servir Â» (ibid. p. 94).

Il y a cependant encore peut-ĂȘtre une relative indiffĂ©rence Ă  l’amour que peut me porter autrui ; « Je suis responsable d’autrui sans attendre la rĂ©ciproque, dĂ»t-il m’en coĂ»ter la vie : la rĂ©ciproque, c’est son affaire Â» (ibid. p.94).

Philippe Nemo lui demande : « C’est-Ă -dire que si les autres ne font pas ce qu’ils ont Ă  faire, c’est Ă  cause de moi ? Â» Levinas rĂ©pond, de nouveau un peu trop centrĂ© sur le moi : « Je suis responsable des persĂ©cutions que je subis. Â» Cependant on pourrait dire que s’il y a des persĂ©cuteurs dans l’histoire prĂ©sente et future, j’ai Ă  me sentir responsable de ne pas les avoir dĂ©tournĂ©s de cette mentalitĂ© persĂ©cutrice, je n’ai pas Ă  me considĂ©rer comme victime mais agir de façon prĂ©ventive non seulement pour moi, mais Ă  la limite pas pour moi mais pour les autres, dont eux.

Je dois en quelque sorte me vivre comme l’aĂźnĂ©, comme nĂ© avant autrui, ma « primo-gĂ©niture Â» (p.97) rend ma responsabilitĂ© incessible. MĂȘme otage du « plus jeune Â», je dois me vivre comme interchangeable quand il se croit peut-ĂȘtre unique (p.97). Peut-ĂȘtre Levinas pense-t-il que l’histoire immĂ©moriale d’un Juif le rend particuliĂšrement Ă©clairĂ© parce que particuliĂšrement isntruit par sa mĂ©moire de l’histoire. Il insiste par la suite sur son rĂŽle de tĂ©moin. On sait que la phrase fondamentale de ma judĂ©itĂ©, « Chema Israel, AdonaĂŻ elohenou, AdonaĂŻ e’had Â», comprend deux lettres plus grosses que les autres, le « ayin Â» de « Chema Â» (pour ne pas confondre avec le « chema Â» avec « aleph Â» qui veut dire « peut-ĂȘtre Â»), et le « dalet Â» de « e’had Â» (pour ne pas le confondre avec le « rech Â» de « a’her Â» qui veut dire « autre Â»), et ces deux lettres rĂ©unies font « ed Â», « le tĂ©moin Â» que je suis et que j’ai Ă  ĂȘtre, qui du simple fait d’ĂȘtre lĂ  (« Hineni Â», « me voici Â») change le cours de l’histoire comme le sent dans l’entretien Philippe Nemo, « car dire : « Me voici ! Â» alors que la vie semble aller dans une direction toute contraire, puisque la vie ne veut qu’elle-mĂȘme et commande la seule persistance dans l’ĂȘtre, c’est manifester par contraste quelque chose de supĂ©rieur Ă  la vie et Ă  la mort, glorieux par lĂ -mĂȘme
 Â» (Ibid. p.105). Mais Philippe Nemo est encore trop marquĂ© par la tradition dont on a parlĂ© avec EpictĂšte et CicĂ©ron de « me Â» grandir plus que de penser Ă  l’autre. Levinas ne lui rĂ©pond pas directement mais fait de longues citations de son livre Autrement qu’ĂȘtre, qu’il nous oblige Ă  lire ainsi.

DĂšs que je me mets Ă  parler, Ă  dialoguer, « dire Â», c’est rĂ©pondre d’autrui Â» (Autrement qu’ĂȘtre, Livre de Poche, 1978, p.80). La mĂ©moire ne me donne pas de date oĂč aurait Ă©tĂ© contractĂ©e ma responsabilitĂ© pour autrui qui me met « Ă  la merci de la libertĂ© et du doute – pour moi incontrĂŽlables – de l’autre homme Â» (ibid. p.80-81). Ce n’est pas un contrat, c’est ma « passivitĂ© extrĂȘme Â» (Ibid.).

Il s’agit de « retourner comme une veste Â» la conscience, laquelle, par elle-mĂȘme, serait restĂ©e pour soi jusque dans ses visĂ©es intentionnelles. (Ibid. p.82-83). S’exprimer devient s’ex-primer, comme s’expulser de tout lieu, y compris du « chez soi Â», mĂȘme celui du « sous la peau Â» (Cf. p.83). « L’un s’expose Ă  l’autre comme une peau s’expose Ă  ce qui la blesse Â» (p.83). Nous ne reparlerons pas de la substitution, nous renvoyons Ă  notre confĂ©rence « La substitution comme remplacement temporaire du « conatus essendi Â» : Levinas, De Dieu qui vient Ă  l’idĂ©e Â» (in Politique de l’individu-citoyen, L’Harmattan, Paris, 2022, p.133-147). Pur combat contre la tentation de repousser l’autre, « la bontĂ© est dans le sujet, l’an-archie mĂȘme, en tant que responsabilitĂ© pour la libertĂ© de l’autre, antĂ©rieure Ă  toute libertĂ© en moi, mais aussi prĂ©cĂ©dant la violence en moi qui serait le contraire de la libertĂ©, car si nul n’est bon volontairement, personne n’est du Bien l’esclave Â» (Autrement qu’ĂȘtre, op.cit., p.216) Je ne suis, sauf si je me trompe, ni l’esclave dun « moi Â» qui serait « authentique Â» et premier, ni l’esclave d’un Bien qui passerait avant le souci de l’autre (p.217).

Finalement « la paix avec l’autre est avant tout mon affaire Â» (Ibid.)

Une réponse

  1. Avatar de certaine75f662d7d
    certaine75f662d7d

    Sylvie

    Merci pour le partage Tout en sachant que ChatGPT ne crĂ©e rien mais se nourrit des apports des autres (dont les tiens, Ă  n’en pas douter) j’ai le souffle coupĂ© de sa capacitĂ© Ă  structurer les informations Ă  ce point. Et en plus, Ă  conclure.

    Bonne semaine Amicalement – Gilles Tixier

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