Kant disait qu’aucune peine ne peut châtier un individu qui a ôté ( volontairement) la vie à quelqu’un,  c’est en effet irréparable. Beccaria dit qu’il faut faire très attention à la hiérarchie des châtiments, car si cela coûte très cher de voler le voleur sera tenté de tuer la victime et les éventuels témoins. Une bonne hiérarchie des peines peut faire mesurer la gravité relative des fautes, lors de l’étude.
Le cas particulier de la peine de mort est qu’elle est irréparable elle-même en cas d’erreur mais pas seulement en cas d’erreur car elle empêche tout effort de réparation et de soi, et des autres , et de la société.
Vous me direz, en tuant un ennemi on se débarrasse du risque de récidive. Mais on pourrait vous dire, alors tuons tous les humains car d’aucun on ne peut être sûr qu’il ne tuera pas à l’avenir.
Parfois une société peut se sentir au bord du chaos, et prendre des mesures répressives très graves, comme le fit sans jugement Pin’has. Il faut ensuite qu’elle retrouve ses esprits. L’esprit méchant en politique est celui qui cherche par tous les moyens à pousser l’autre à la faute. L’étude des textes et de l’histoire aide à la maîtrise de soi en toute circonstance. Quand la guerre est officiellement déclarée même là on doit savoir qu’on risque de se tromper de diverses façons et de risquer la guerre sans fin. On ne parle même pas de l’usage du nucléaire pour la planète.
Kant déclarait crimes de guerre les actes qui empêchaient de se réconcilier après la guerre. Il citait les empoisonneurs de puits.
Après le 7 octobre il nous faudra beaucoup d’innovations pour ne pas haïr trop de monde et c’est cette haine ce que cherchent les pires des assassins, aux dépens même de leur propre survie et de celle de leur famille : une humanité irréconciliable. Le mal pour le mal. Kippour s’occupe de cela et ce n’est pas une affaire de « pardon ». C’est chaque année et ce n’est pas une histoire de jugement dernier préludant à la fin du monde comme dans certaines sectes « apocalyptiques » qui parlent de « devoilement » pour cela. Nous nous parlons de « recouvrir » et de « recouvrer ».

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