Il ne faut pas se tromper son bavardage a un but fascisant. Le titre même du livre en question, Pour une politique de l’amitié, est une reprise en partie d’un livre du philosophe Jacques Derrida Politiques de l’amitié, centré sur le nazi Carl Schmitt.
Le discours de cette femme, Clémence Guetté, cadre de LFI, n’est pas du tout « sympa-jeune ». Elle dit « ami » pour nous faire penser « ennemi ». Elle prive du soutien familial qui est en principe la norme en mettant l’individu face à sa famille, et à des cibles désignées, comme face à des ennemis.C’est mettre la politique sous le jour schmittien du partage ami/ennemi, à la place de la sociabilité normale.
La famille est un modèle de groupe, pas forcément « institutionnel », dans la tradition, dont chaque membre est une personne, par opposition au groupe totalitaire où chaque « membre » n’est qu’un fragment, un fragment du tout ( théorie parfois appelée dans les siècles anciens « communio »)
Carl Schmitt fut dès sa jeunesse et surtout à partir des années 1920 un théoricien propagandiste du nazisme avant même que le mot existe. Son livre Théologie politique est encensé tant par beaucoup de philosophes que par beaucoup de juristes. Il se moque des parlementaires et de leurs délibérations. Son livre Théorie du partisan, centré sur l’OAS, a séduit bien des communistes et gauchistes.
Il serait temps de défendre contre ceux qui la ridiculisent et qui sont méprisables la démocratie parlementaire ( non pervertie par les chahuts permanents évidemment) et la sociabilité de l’humanité digne.
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